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15/07/2009

15.07.09 // Departure from Saïgon....

2 am. Just finished to pack my luggages. I could have packaged before. I could. But I needed to wait until the last minute, to realise what was happening... I arrived in Saïgon on the 4th of June. I was so sad having left Tokyo, so excited by this new story.... And that was a complete new different story. Now I am about to be back to Tokyo in few days. It is going to be fun to see how I "see" Tokyo after one month and a half down here, after Vietnam....

Vietnam was a very rich experience : going to University, learning languages and the people of course. I remember when I arrived here the first evening. I remember that I didn't understood almost anything. Now... I can speak a little bit in the street, and understand. Now... I don't need a map to ride with my motorbike in the main districts. Now...  I can ride, and I couldn't before. Now... I have my first and advanced degree of scubdiving. Now... I know what is this such amazing feeling of being under the sea. Now... I have my "life" as well in Saigon. Now.... I have met wonderful vietnamese girls. My stay in Saigon has been so great thanks to : Minh, Phuong, Huyen. Now...  I wil miss my classroom and some of my new "student" friends" :  mainly Mark & Inukai (and Kohei, but Kohei is back to Japan). Now... I will miss my "vietnamese" family (friends of my father in fact) but they know how to cook crêpes, rosebeef, quiche, moelleux au chocolat & gateau au citron and they loved it. Now... I remember all the travelers I have met (Christiane, Raul, Steve, Adrien, Kevin, Colin,  Pascal, Melanie, Max, Olive.... ....) Now...  I have so many landscapes in my mind (Phu Quoc, Hoi An, Nha Trang) and still some to come (Sapa). Now... I have prepared myself to my near return to France.

Vietnam has been an essential spiritual step as well. Vietnam has made me closer to my family. It was important to leave in the city of my parents. And about to leave Saigon, I only have this sentence in my mind "Family is important", whatever family you choose...

 

.... Tomorrow : Hanoi.

21:27 Publié dans Déambulations, Vietnam | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saigon

03/07/2009

Motion Pictures in my head....

P1100961 [Résolution de l'écran].jpgMotion Pictures in my head... Motion Pictures of India, China, Japan, Vietnam... Motion  Pictures to come from Australia, Buenos Aires, New-York again... And the days are following the others ... until the end... the end of the road.


podcast

Motion Pictures - Neil Young

Saigon. Depuis quelques jours les mots me manquent pour rajouter des notes à ce blog... Trop d'émotions, trop de tout, et surtout la prise de conscience que bientôt ce voyage va arriver à terme... Les deux derniers mois vont défiler à toute vitesse, et je me visualise soudain débarquant à Roissy, sans comprendre que c'est là que la route, cette route-ci, va s'achever. A home away from home....

Comme les sportifs avant une compétition, je commence à me préparer psychologiquement à ce ré-atterrissage parmi les miens... Well, all those headlines, they just bore me now... I'm deep inside myself, but I'll get out somehow... La notion du temps et du vécu est essentiel dans ce type de voyage. Il y a un avant et un après... Il y a une continuité dans la discontinuité... C'est illusoire de penser revenir indemne et reprendre la vie où on l'avait laissée. Il faudra être fin compositeur pour rejouer la même partition de manière plus nuancée. L'adrénaline de la découverte perpétuelle est une sensation qui est difficile de mettre de côté...

Etre expatrié c'est un état qui remplace un quotidien par un autre dans un cadre différent avec  cette sensation plus ou moins d'être toujours en vacances dès que l'on sort du travail étant dans une autre culture... En tous cas c'était l'impression que m'avait donnée ma presque année d'expatriationà Londres.

Passer de cultures en cultures en finalement peu de temps tout en s'intégrant à chaque fois au quotidien des locaux c'est encore différent Nulle comparaison de "mieux" ou "moins bien", un simple constat. J'ai eu la chance de vivre un étrange mélange de l'itinérante et de vie d'expat' vu mon choix de rester plus longtemps à des endroits plutôt que de faire une check list des "choses à faire"...  I hear some people have got their dream. I've got mine.

A Saïgon, j'ai vécu comme une expatriée tout en vivant avec des locaux... Mélange intéressant, de me calquer (de manière relative) sur le rythme de la famille vietnamienne qui m'a accueillie et où j'ai finalement pris mes marques (en décidant de rester au lieu d'occuper un studio qui était aussi à ma disposition) en ménageant néanmoins mon espace de liberté et autonomie à l'occidentale, deux critères essentiels pour moi auxquels ils se sont adaptés sans aucun problème. L'hospitalité vietnamienne me fascinera toujours. Les échanges ont été riches avec le fils, la mère, la grand-mère que ça soit sur le plan modes de vie, vision des choses ou ... culinaires ! Un réel bonheur de cuisiner pour eux et les voir apprécier. Le plaisir de faire plaisir aux gens... ça n'a pas de prix. I hear the mountains are doin' fine...

Mon quotidien était réglé comme une horloge. 7h du matin, réveil... 7h30... départ pour l'Université avec mon scoot... 8h... début des cours... 10h... fin des cours... 10h à 10h30 environ... drink avec les autres... Déjeuners le plus souvent avec Minh, Huyen & Phuong que je rejoignais au Consulat, lorsque je n'avais pas d'autres rendez-vous prévus. Après-midi au Consulat pour travailler et/ou rester au frais - comme la plupart des Saïgonnais - pendant les heures chaudes ou autres activités diverses. Départ le soir vers 17h30, sorties variées (ou pas) le soir. Retour non tardif at home (mais 23h/0h00 c'est déjà très tard ici)... Saïgon est calée sur le rythme de Bangalore lorsqu'on évolue dans un cadre "familial"... mais la vie nocturne saïgonnaise est aussi très riche de concerts, sorties en tout genre.

Le mois a défilé comme à chaque fois qu'on impose un rythme. Je vais partir de Saigon une première fois samedi pour Hoi An pour refaire une "retraite" comme à Phu Quoc en bord de mer, avant de revenir pour la fête du Consulat le 14/07. Puis le 16/07, je me rends à Hanoi  boucler mon périple avec Sappa... Et de dire encore au revoir une nouvelle fois à tous ces gens qui ont partagé une tranche de ma vie ici depuis un mois... Saïgon, encore une autre page écrite, une autre histoire, une autre vie...

Davantage teinté par un univers multi-culturels grâce à mes cours  de vietnamiens.. Dans ma classe des Japonais, Taïwannais, Nippo-suisse,s Singapourienne, Coréen(ne)s, New-Zélandais et mes propres rencontres (Espagnol, Italien, Canadien...).. au-delà de mon quotidien oscillant en permanence entre la France et le Vietnam... (le consulat, les expatriés français et ma famille d'accueil, mes copines viet, les viet kieu et ma famille éloignée aussi... ).

Lorsqu'on se nourrit d'international, ça devient une sorte de "drogue"... Un besoin jamais rassasié de la découverte de l'autre. Les autres cultures deviennent un "terrain de jeu" d'une richesse inépuisable pour tout humaniste, hédoniste de surcroît... L'Hexagone peut alors paraitre fort limité malgré tout l'attachement que j'ai pour la France et mon amour pour Paris aussi... Well, all those people, they think they got it made. But I wouldn't buy, sell, borrow or trade... Anything I have to be like one of them. I'd rather start all over again.

Il me reste encore un orphelinat à voir ici... J'ai reculé l'instant de cette nouvelle rencontre le plus tard possible, désirant avoir l'esprit libre pour... et parce que le choc (positif) de ce que fut la visite de l'orphelinat d'Asha Niwas (cliquer sur le lient pour accéder à cette note) à Delhi a été tel que je ne me sentais pas prête à re-vivre cela dès mon arrivée. Il fallait auparavant me remettre du jet-lag culturel et contextuel Japon-Vietnam. Je vais quitter Saigon bluesy de laisser à nouveau des personnes qu'on apprécie, bien que contrebalancé par le bonheur de retrouver les "Tokyoites", cela va sans dire.

Revenir à Tokyo, me fait prendre conscience de tout ce qui s'est passé depuis un mois.  Mon quodien  saïgonnais m'a apporté une énorme somme d'informations, impressions, sensations, odeurs, goûts... De nombreuses rencontres à nouveau. Des discussions, remises en question, l'apprentissage des minimas basiques de deux langues... Vivre à Saïgon ça faisait sens... Et à l'aube d'effectuer les premières prises de recul, je ne peux que conseiller à quiconque s'il en a la possibilité de vivre au moins une fois dans sa vie ce genre d'expériences.. Seul(e) ou en couple, avec un(e) ami(e) ou plusieurs, sa enfants ou pas.. Rien que de partir 4 mois déjà, c'est un minium.. L'intérêt étant de traverser des cultures pour voir d'autant mieux les différences culturelles tout en appréciant les douceurs qu'offrent ce genre de voyage... And I'll stand before you, and I'll bring a smile to your eyes. Motion pictures, motion pictures...


Ps : Publication des notes du carnet de bord dans leurs totalité à mon retour de Hoi An / Dalat.... (de l'Inde en passant par la Chine, le Japon...) c'est ma manière de prendre du recul sur le voyage aussi. Patience.

 

25/06/2009

Saigon's update in english...

25 Juin 2009 - 14h27 // 9h27 à Paris.

Some of my friends asked me to write in english, in fact it depends of the mood... Sometimes I feel like writing in english sometimes not. Sorry for all my foreigners friends... Christiane, I decided to write this one in english, as we just discussed about it few days ago. (Sorry for the grammatical and vocabulary's mistakes)

I haven't forgotten to update my travel from India to Tokyo but... the exercice of a daily diary in this type of travel is - even for me - a quite difficult exercise as... we quickly realise that the "notes" only show a little part of our trip. I felt quickly frustrated to only write a simple naration of what I was doing, even if I will finish the diary of course... What is important in those type of travel is not what we see, or all the wonderful things/monument/landscape we are discovering... but the sum of those million of details, the daily life.

I have realised that this will be almost the end of this incredible experience.

As all the other travelers like me that I have met or that I am following (have some friends on the road as well), we have the same question : how can we ome back to a normal life after that ? How is it going to be ? We can already feel a "jetlag" with the people who stayed and yourself when trying to discuss with some of them. Sometimes it can also be sources of misunderstandings, which in a way, makes you feel you have changed as well, even if remaining the same. Must be a quite identical feeling for the expatriates.

You are happy to come back, to find again all the people you miss (because you miss a lot the people even if you live very rich experiences) that can let them think you don't miss them), even your "town", and - in my case - the french way of living .. the café.. and some other details.

But... But living abroad for a while, or traveling among so many different cultures can not be without consequences. Even the people who stayed in your native country changed as well, even if..

Internet give the illusion of a proximity and it is a wonderful way to keep contact.. but it is as well a sort of "illusion". Coming back will be quite strange, I already know it... And all the travelers like me try to anticipate their returns in order not to be too ... out of life. The people you love can feel hurt you to tell them you don't feel like coming back home, but it is not against them... It is just... I really can't explain it though.

For the time being, I am now in Saigon since the 4th June. My "daily diary" will not be like the other countries as I "live" in Saigon and not visit Saigon. It is another experience. So rich as well. Every morning I am going to University taking my vietnamese lessons until 10 am. Then after, we usually take a short drink before all going in our different directions. I spent lot of time at the french Embassy as it is closed to my University and Minh is there too. This is so funny to be in a office without being part of this office. For HOME's people, I feel as if I was sort of Roberto !

After lunch I usually study there, helping from times to times the cultural service when they have questions.... and during the evening, dinners, or other activities. Week-end away of Saigon or daily life, market, shopping, restaurant... It is quite great to have a "rythm" again after few months without (almost) any. Saigon is not a city I have discovered, but living there is something else...  I start to have my "places" where I like to go, some cafés, restaurants.. I progressively don't need a map to drive around which is great... Meeting people as usual.... Saigon is amazing city, quite tiring but amazing...

So I will be on the road again very soon as I want to go to see Angkor, and try to keep on going to Bangkok. I will probably leave around the 5th July to this short trip, be in Saigon again on the 14th for the Embassy's party, then 15th departure from Saigon to go up to Dalat, Nha Trang, Hoi An. Of course that can change again, but what is sure is that I am leaving Vietnam on the 27th of July to reach Tokyo :)

Here for the little update.. there gonna be more publications within the days but in french (sorry) as it's more some "articles" more than "notes"....

09/06/2009

Saïgon, 0h26....

Il fait une chaleur de dingue... et de réécrire une phrase écrite dans une de mes notes alors que j'étais en Inde, ici. C'est à peine croyable...

Alors que pour les parisiens le temps file et la plupart d'entre mes amis ne se rendront même pas compte que je suis partie ces quelques mois, j'ai néanmoins l'impression d'être partie plus de 5 ou 6 mois déjà. Le décalage psychologique commence à se faire sentir avec ceux/celles qui ne partagent pas mon "quotidien" de manière réelle (mes rencontres, mes hôtes, mes co-voyageurs), ou virtuelle...  Ce n'est ni bien, ni mal, c'est ainsi.

Je suis partie le 17 mars, nous sommes le 9 Juin (le 10 déjà à Saïgon), et ce voyage prend une dimension que je n'aurais jamais pu envisager lorsque j'ai décidé de partir. Sans doute le fait de ne pas "passer" en simple touriste, mais bel et bien avoir cherché la plupart du temps à rencontrer les locaux (que ça soit des expat's ou des natives) a contribué à la richesse de ce dernier...

Et je suis sans pouvoir l'expliquer réellement à une phase clé de ce périple. Ce n'est pas la situation géographique, c'est l'évolution psychologique. Le déclencheur a été Tokyo sans aucun doute, mais c'était sous-jacent depuis mon  passage à Beijing. A moins que le destin me mène dans une destination imprévue, je vais bientôt entamer post-Vietnam & Australie, une deuxième phase de mon périple...

Celle de la synthèse, de la prise de recul, du parcours des paysages pour se vider la tête et profiter de l'incroyable sentiment d'émerveillement face aux beautés naturelles de notre planète pour aussi réaliser... réaliser tout ce qui est déjà passé. L'Amérique latine... Marcher, ou se laisser porter dans les bus, remonter la Cordillère des Andes via l'Argentine... Un jour. Lorsque j'ai conçu mon périple, j'avais bien identifié ces deux "phases"...  avec comme tournant mes 4 jours à l'île de pâques... Je ne pouvais imaginer ce que serait ce que je vis à présent, mais j'avais néanmoins eu conscience qu'après l'intensité de l'Asie, j'aurais besoin à un moment donné ou un autre de "digérer" tout cela...

Il n'y a pas une seule journée qui ne se passe sans que je me dise que j'ai de la chance,de l'accueil des gens que je croise, des conjonctures qui semblent toutes s'enchaîner idéalement pour que je puisse apprendre un maximum, pour que les réponses à des questions que je ne posais peut-être finalement aboutissent si naturellement. Une bonne étoile me suit et semble me protéger depuis que je parcours le monde... Les vents me guident vers des choix surprenants... Et je me laisse porter, confiant à la vie et non à la raison la suite de cette aventure.

Des rencontres, des villes, des paysages, des kilomètres parcourus à travers les différents pays, les différentes cultures. Seule ou entourée, mais seule malgré tout dans mes choix de mettre la barre vers le sud, le nord, l'est ou l'ouest. Seule dans ces longs trajets qui parfois durent des heures et me permettent de prendre du recul sur cet enchaînement perpétuel de découvertes... au fil des notes que vous découvrez et celles que je n'ai pas encore publiées (pour différentes raisons), mon regard sur le monde change à présent bien malgré moi.

On ne revient pas "indemne" de ce genre de voyage (aucun sens négatif)...  et de regarder encore une fois ce film, qui .... Cliquez sur le lien.

Une sorte d'équilibre serein atteint... C'est peut-être ça la "clé" du tournant de ce voyage.... Les repères français s'effacent au profit d'une vision internationale... Ainsi va la vie....