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23/07/2008

Il est 1h31 à Bagdad, et 3h09 à Kaboul...

Il y a des jours, il y a des lunes... il est 1h31 à Bagdad et 3h09 à Kaboul.... J'ai en ce moment un oncle à Bagdad (de la famille partout me direz-vous) et un ami à Kaboul.... 

Divagations vers ces contrées lointaines que je vais visiter.... 

Ce soir je pense au Proche-Orient où a priori je ne vais pas aller, mais la vie est faite de hasards, rien n'est figé, alors peut-être qui sait que le vent me portera sur les côtes du Proche-Orient aussi... Après tout pourquoi pas ?  Pourquoi là-bas ? Parce que je viens de lire/relire un blog privé d'un expatrié.... à  Kaboul (prochainement à Dubaï). Kaboul, curieuse destination pour un expatrié volontaire me direz-vous, et pourtant...  Pourtant ses écrits m'ont transportée là-bas, dans ce pays contrasté où parfois on oublie même la guerre. Sa plume agréable a bien su retranscrire le rythme parfois nonchalant de ce pays où visiblement ne rien faire semble être tout un art lors des temps libres... Ne rien faire, apprendre à ne rien faire.. .Je cite l'auteur : "Nous ne pouvons faire autrement que de suivre nos hôtes dans leur activité favorite: Ne rien faire. En Afghanistan ne rien faire prend une dimension quasi mystique; ici, l'inaction est une tradition millénaire, un Art. En comparaison, les Corses passent pour des hyperactifs surmenés. " A méditer. 

Ici, on court, on court tout le temps.. on court derrière le temps, derrière nos vies aussi parfois... On n'a jamais le temps, jamais le temps de faire quoi que ce soit. Le luxe c'est le temps. Je vais m'accorder un luxe de 5 mois, c'est un rare privilège de pousser le bouton PAUSE sur sa vie. Quelque part on ressent une certaine jouisssance à dire : vous voyez quand on veut, c'est possible de tout arrêter... c'est possible de reprendre le contrôle sur le temps qui nous échappe... Le temps..

De ses écrits j'ai aimé sa manière de décrire son emploi du temps, sa vie, son regard respecteux mais ironique, poivré je dirais même.. J'aime... J'aime cette manière de voir, percevoir son environnement en perpétuel décalage, en ayant conscience voir en recherchant ce décalage.

Ca devient vite une drogue l'expatriation, un piège aussi parfois. Une fois que nous avons goûté à cet "étranger", il est difficile de ne plus étouffer lorsqu'on revient dans un cadre, une routine, un espace défini. Les manières de penser nous étouffent, on est là et toujours en perpétuel décalage. Le bien-être se décline sur le thème du nomadisme. Bol d'oxygène nécessaire... Et pourtant parfois le besoin est fort de se poser aussi. Essayer tout du moins... se poser au même endroit. 6 ans que je suis à Paris, j'avais besoin de mon bol d'air....

Bientôt, bientôt moi aussi ... en décalage... et c'est tant mieux...