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26/02/2011

Il y a des voyages dont on ne revient jamais...

IMG_4026.jpg(Buenos Aires à gauche) Depuis le 7 octobre 2009, j'ai laissé ce blog inachevé, incomplet, suspendu au temps.. Il y a des voyages dont on ne revient jamais, 26 février 2011.. Je suis revenue à Paris en Août 2009, j'ai encore l'impression que c'était hier, tout en ne pouvant que prendre acte des changements incroyables qui ont eu lieu dans ma vie depuis ce voyage qui ne peut laisser personne indifférent.

En ce moment, d'autres vivent cette expérience... Je ne les envie pas, je revis à travers eux, je me souviens. Une était au Népal la dernière fois où nous nous sommes croisées par hasard sur Skype. Elle est partie en couple. D'autres sont en ce moment en Amérique Latine, je les ai croisés au début de leur périple en décembre dernier à Buenos Aires.

Revenue à Paris, la vie a repris son rythme effrené, ses ami(e)s, pourtant les perceptions ne sont plus les mêmes. Je n'ai toujours pas fini de trier les centaines de photos prises pendant ces mois. Je n'ai toujours pas monté mes séquences vidéos. Parfois, je reviens sur des albums passés sur FB, furtivement. Je me souviens.

De ce voyage il m'est resté énormément de bonheur... Des ami(e)s déjà, que ça soit d'Inde, de Chine, du Japon ou du Vietnam. Ceux et celles qui ont traversé ma vie à travers les continents, et revenu(e)s à Paris, ou de passage ici, sont resté(e)s, se sont intégré(e)s à mon quotidien... La magie des rencontres. Les hasards. J'ai "quitté" mon poste quelques mois après. "Quitté", car étant très attachée aux gens encore une fois, je suis toujours dans mes anciens bureaux, où depuis j'ai développé mes propres activités. Difficile de "revenir" dans une "même" vie après une telle expérience.

Initialement j'aurais voulu m'expatrier loin des miens, pour continuer à vivre ce rêve éveillé. Les circonstances IMG_5077.JPGm'ont fait rester à Paris. La conscience paradoxale que malgré cette sensation intense que l'on ressent chaque jour au cours de ce type de voyage, l'essentiel n'est pas uniquement dans son épanouissement personnel... L'essence... (sur la route de San Agustin de la Valle Fertil à droite)

Ce besoin d'ailleurs, ce besoin de partir, ce besoin de se retrouver seule aussi souvent,  découvrir les gens, le monde, le contact demeure néanmoins intact. Cette liberté à laquelle nous goutons une fois, on ne peut se laisser à nouveau enfermer, ou difficilement.

Depuis... Depuis j'ai poursuivi mes escapades. Droguée. Bologne, Helsinki, Tokyo à nouveau tant les gens et la ville me manquait... et des nouvelles rencontres magnifiques au cours de ce voyage à nouveau. Puis, Marrakech, Abu Dhabi, Oujda, Prague... Janvier 2011, j'ai entrepris d'achever mon parcours inachevé par étapes. Argentine, Uruguay.

valle fertilL'Argentine est un pays fabuleux. Je me suis interrogée  plusieurs fois... Comment aurais-je perçu le pays si je l'avais découvert à l'époque ?  Un autre état d'esprit, d'autres moyens financiers, une autre perception assurément.  Depuis mon retour, je reviens sur les "lieux" du crime qui - quelque part - me permettent de voir ceux et/ou celles à qui je me suis attachée durant ces mois... Mais aussi de prendre conscience du temps qui est passé.(Valle Fertil, à gauche)

Revenir à Buenos Aires qui était l'avant-dernière étape de mon long périple était très agréable. Je n'ai jamais vu autant de nuances de vert que dans ce pays. Voyageant seule aussi au début de cette escapade d'un mois, on retrouve vite ses réflexes. Des rencontres à Mendoza, des voyageurs, des locaux... Le calme de la Valle Fertil, le charme de Salta... Les roches baignées de lumières incroyables sur la route de Cafayate. Ce magnifique intérieur d'église conçu comme une coque de bâteau renversé à Cordoba... Le show off de Punta del Este, mais aussi les paysages proches des landes, les couchers de soleil qui vous ensorcellent pour finir dans une station balnéaire locale balnéaire à Punta del Diablo. Des rencontres encore... Toutes nationalités. J'aime. 

 

punta del este

 

Puis... le plus saisissant, impressionnant, émouvant...  Les chutes d'Iguazu. "Voir Iguazu... et mourir", comme le titre de la bande dessinée. Je n'ai cessé de me répéter cette phrase. Iguazu... 

 

iguazu

Un jour peut-être vais-je compléter les récits de ce voyage-là, mais les narrations a posteriori ne sont que des sensations qui se mélangent aux souvenirs. Qu'importe au final. Je vais repartir un jour, c'est une quasi-certitude... Pour un autre voyage, différent sans aucun doute, seule ou accompagnée peut-être. Vivre non pas la même chose, mais bien au contraire, autre chose.... Un jour, ça viendra. A nouveau. Encore une fois.

 

26/08/2009

Darwin, Australie, 13h01.

(note publiée a posteriori - date du 8/08/09)

P1160024.JPGThe Coffee Club... nom du bar/café/restaurant où j'ai élu domicile pour la demi-journée en attendant que Nanie et Fab arrivent à Darwin... Me voilà à présent plus proche de la fin de mon voyage que du début... et je vais continuer de publier le carnet de bord, même une fois rentrée en France, ce qui permettra de prolonger un peu le voyage, et surtout parce que je n'aime pas commencer sans finir. Vous avez donc (pour votre plus grand (dé)plaisir, encore quelques mois de notes devant vous.. à suivre comme une sorte de mini-(inintéressant)-sitcom. Quelques happenings vont agrémenter ce blog pour ne pas que je sois mono-loguiste.

Me voici donc à Darwin, après avoir atterri hier matin à Sydney après un vol d'environ 9h30, où fort heureusement j'ai réussi à chopper une place de première rangée ce qui pour les jambes est quand même beaucoup plus comfortable qu'être confinée dans les micro-espaces des classes économiques. Débarquée vers 6h00 et quelques, j'ai soudain eu la joie de retrouver les longues attentes et la désorganisation "western" après l'ordre japonais. Soudain je me suis projetée à mon retour à Charles de Gaulle où ces passages de douane peuvent être aussi bien ultra rapides que très longs. Soudain après ces mois en Asie, me voilà revenue à un mode de vie "occidental", très proche des Etats-Unis ce qui ne me dépayse pas trop ayant eu la chance de pas mal parcourir le continent américain. Ce retour vers l'Ouest sonne le retour, et étrangement, bien qu'ayant parlé anglais à Tokyo - et comme c'est souvent le cas les premiers jours où je débarque dans un pays - spontanément me viennent des "Arigato Goseimas(u)", "Sumimasen", "O genki des(u)ka" et autres formulations courantes japonaise...

Bref, une fois les formalités passées, et après avoir changé de terminal (pour le vol domestique du soir), collé mon backpack au luggagesP1150802.jpg storage, j'ai filé via le train vers Sydney, sans trop savoir où j'allais. Je finis par descendre près du port, ayant envie de voir la mer. Il fait un temps magnifique, mais très frais (comparé à Tokyo), me voilà avec une veste, un pull, et mon étole indienne en cashmere. Sydney doit être une ville agréable à vivre, je ne vais y être que pour 3 jours en tout, en touriste 200%. Débarquée sur le port, je déambule calmement le long du port pour trouver un p'tit café, histoire de bruncher. Le pont de Sydney et le fameux opéra soudain sous mes yeux... Magnifique. Bien que vu maintes fois en photo, l'opéra "en jette". Je m'installe sur les marches pour pouvoir apprécier la chaleur matinale du soleil, les gens avant de repartir vers un café aperçu sur les quais. Bonheur simple. Je me commange un huge brunch, et je me pose à apprécier le temps qui passe... Je ne me lasse jamais ce ces instants que ça soit au Café Orlin de East Village (NYC), ou à ce petit restaurant de Hoi An... Regarder les gens, ne rien faire si ce n'est regarder. Miracle, il y a une connection wifi free. J'en profite pour envoyer mon numéro de tél australien à Nanie via FB, et je choppe Hervé en skype avant qu'il ne parte au travail, ce qui me permet de lui montrer via la webcam où je me trouve. La technologie a du bon. Trop rigolo d'être en liaison avec Tokyo où j'étais encore la veille et maintenant... ici. C'est un rêve éveillé que je fais chaque jour depuis mon départ.

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Darwin me fait penser à une de cette ville du fin donc des Etats-Unis, ambiance road trip. Pas grand chose à faire, pas particulièrement belle ville, mais cette ambiance so "us". Il fait une chaleur de dingue et il n'y a grossièrement rien à faire. La ville n'est pas jolie. je suis arrivée hier soir après avoir siesté dans les jardins botaniques de Sydney une bonne partie de l'apres-midi avant de retourner à l'aéroport pour prendre mon vol intérieur de nuit. Curieuse ambiance de débarquer en pleine nuit dans cette ville où des navettes sont continuellement organisées pour mener de l'aéroport à votre hotel/auberge de jeunesse. Ne restant qu'une demi nuit, j'ai pris l'option très roots, backpackers. Pour mes 3h00 de sommeil ça suffirait amplement. Levée tôt ce matin, j'ai tenté d'explorer Darwin, mais c'est décidément une ville de passage plus qu'une ville à visiter. Me voilà donc à attendre que Nanie et Fab débarquent de leur long road trip Melbourne-Darwin... Revoir pour la première fois des gens aussi proches (nous nous connaissons depuis le collège/lycée) va certainement me faire bizarre, tout en étant si "naturel", privilège des ami(e)s de longues dates... Je ne réalise pas encore ce qui se passe.

Je ne réalise pas encore les mois laissés derrière moi. Je ne réalise pas encore que je suis en Australie et que j'ai quitté le Japon, l'Asie. L'Asie me manque déjà, bien que j'en sois à peine partie. Je regarde au-delà de l'Est vers ce qu'on appelle l'Ouest... Bientôt le retour.

07/08/2009

The cooking Class of Hervé Garnier, chef of Le Pergolèse (Tokyo)

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(I decided to write this article in english in order the Japanese can understand.. sorry for the grammatical or orthographic mistakes... I will write another one one day in french ;)).

It's a long time ago I wanted to write an article about the so shy and secretive new Chef of Le Pergolèse, Hervé Garnier. But as his modesty makes his personnality that has been a quite hard enterprise to let him authorize me to go in his restaurant to taste his Cuisine. I have been able by chance to attend to his cooking class on July 26th.  What's more could I asked ?

The experience was beyond my hope. Hervé Garnier, even if he still has to find its feets, will probably within the years confirm Stephane Gaborieau's choice to offer him this new role couple months ago.

The story could be like a fairy tale. One morning as he was arriving to the restaurant in Paris, he was asked by Stéphane Gaborieau whether he would like to go to Japan. He had 24 hours to decide. Despite his permanent questions, he accepted without knowing at all what will be this unexpected adventure.

He still often doubts of his personnal talent, after couple of months, because of his perfectionnism and his  P1130693.jpgworries to satisfy his guests. Hervé has this so charming charism of the discreet personnalities. Don't expect from him to be spontaneously on the front scene, or be a perfect orator... But after all, who cares ?

Nowadays, lot of communication or PR agencies would probably push him to be what he is not, in order to sell an "image". Wrong way. A Chef is not supposed to be a People, even if our modern societies are highly influenced to think in terms of marketing views, which sometimes creates lot of no-flavoured personnalities.

Hervé Garnier doesn't want to be someone else except himself, even if he knows he might not be the "brillant" personnality that some people might expect from him. And this is probably his main strenght and what will ensure the future of Le Pergolèse with very strong values : authenticity, generosity to the customers, attention to details, professionalism, perfectionnism and his so surprising world when you start to know him better.

Hervé Garnier is at last everything but nothing superficial, nothing to impress the medias, nothing politicaly correct in order to please the public. This is probably the reason why his team still needs a little bit more time to discover and understand where he wants to lead them, as they have been used to another temper before. Not better, neither worst, just different. This is also probably the reason why he is so appreciated and considered by some of them  as "not a French but a Japanese". What better compliment could do a Japanese to a Gaijing ?

P1130671.jpgThe new Chef loves simplicity of relationships and is a high dreamer, often lost in his amazing so rich musical universe for who knows him. Ask him about music, and suddenly you will see his eyes becoming brillant. He will probably make you discover some groups. So sensitive to his environment, and although he is not yet very comfortable with the japanese language, he highly cares of the well being of his wonderful staff.

Hervé Garnier is the opposite of a self ego and believes in the energy of common synergies. With his new sous-chef Aoki - who is very creative mixing his japanese sensibility with his experience of the French Cuisine -, his Maitre d'Hotel, Shiba,  and all those people I have been lucky to discover and share some very good times with during my last stay in Tokyo, there is probably no doubt that the challenge will be completed in order to give new directions for Le Pergolèse, while keeping Stéphane Gaborieau's touch.

The magic of the good Cuisine is the result of human exchanges and life experiences. Being a Chef is first being very human, and not forget that the spirit of cooking is to bring happiness, conviviality around the Art de la Table. Hervé Garnier would loves to mix the so french Cuisine du Terroir with the creativity exigences of the  Michelin Star award.

 

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(Aoki on the right)
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(Shiba)

Little by little, he tried to purpose some new meals as for example his wonderful appetizer with shellfish and leaks, co-created with Aoki or his new chocolate mignardises, especially the chocolate-passion's one. He now works on the new menu which will have to be approved by Stéphane Gaborieau. But for me and because all those reasons, Hervé Garnier is indiscutably a real Chef who can impulse a new spirit to Le Pergolèse, bringing his own sensitivity and regard on French Cuisine.

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If you want to discover Hervé ;), click HERE.

30/07/2009

Tokyo, 2nde session....

P1130785.jpgIt is already one week that I have came back in Tokyo... more than a week in fact... Will leave next thursday to Australia and I was so lazy to write a note on this blog. So lazy or so... I don't  really know in fact. I just take time to enjoy every seconds as I know that my trip is getting on its end.

I can't hardly realize all what has already be done... I can't hardly believe how lucky I was since the beginning of this travel. Sometimes I don't understand why and how the people I have met have all  been so welcoming, wonderful, helpfull.

Coming back to Tokyo after Saigon was so strange, as I was coming back in a city I already discovered and that in one month in a half in Vietnam I have lived so many things, whereas my friends here didn't saw (for most of them) the time going on.. Daily life. I remembered this very strange feeling at Narita's airport. Excited to see again my friends, quite perturbated by the huge cultural change between Sapa, Hanoi, Vietnam and Tokyo... and felt like I was coming back "home". I could see that my first crush to Tokyo was not ephemere but real. Japanese culture is so complex that it would take years to start to understand everything. Same feeling when I was in India....

For all my international friends and french expatriates) that have crossed my life since now, I want to tell them a huge "THANK YOU". Thanks to each of you, my journey have been so much richer thanks to you. One of my wonderfulest birthday's present was to see that most of the people I have met were still around (via FB) and that's was true relationships, even if we don't really know when we will be able to see all each other... But whenever will be allright. I already know that I will try my best to come back on some places or visit my europeans friends that I have met during those last months... Munich, Barcelona, Ireland, Switzerland, Croatia, ... Canada if I can as well...

I think this is the only thing which is on my mind nowadays and probably the reason why I don't really know what to write. This was/is such a crazy experience that words are missing... But I will update my blog with India (as promised.. what you're gonna be able to read just after). I write in french as well now, because I need to express some stuffs I can not in english (no in fact I could but feel a little bit lazy ;))...

Voilà donc retour à la case Tokyo. Depuis quelques temps mes proches n'arrivent plus à suivre mon parcours et je les comprends car j'ai P1140436.jpglaissé une place à l'improvisation et au feeling depuis mon dernier passage tokyoite. Au final durant ces 5 mois et demi (presque 6) j'aurais parcouru beaucoup moins de pays que prévus initialement (Inde, Chine, Japon, Vietnam, rapide passage en Australie, Argentine et New-York), mais je ne regrette absolument rien.

Sans doute vu de l'extérieur, ça parait moins "fabuleux" qu'un "vrai" tour du monde... Si j'avais eu plus de temps, j'aurais bien entendu accompli ce "semi-tour" de manière moins orientée sur l'Asie quoi que... La fin de mon voyage approche et naturellement je commence à tirer le bilan. C'était excessivement pénible au Vietnam de réaliser que j'allais "bientôt" rentrer. Il y a eu un passage à vide, cette réelle non-envie de rentrer. Pas de suite, pas aussi tôt. Trop tôt. Désormais, le chemin s'étant fait psychologiquement (je me suis imposée d'y réfléchir), j'aborde mon retour avec plus de sérénité, même si je sais déjà que ... rien ne sera plus comme avant, et c'est normal.

Je ne cesse de m'étonner chaque jour de cette incroyable aventure, de la chance inouïe qui m'a accompagnée tout le long de ma route principalement les rencontres... Les rencontres qui ont fait de ce trip, une incomparable aventure humaine. Des regards, des échanges, des visons du monde différentes. On change... On se rend compte de certains changements flagrants, mais il y a surtout ces milliards de détails, des quotidiens qui nous ont façonnés sans que nous le réalisions dans l'immédiat, mais dont on se rend compte en discutant avec ceux/celles qui sont "resté(e)s". D'autant que le temps ne s'est pas arrêté non plus pour notre entourage ce qui rend les décalages d'autant plus étranges parfois. Ce n'est ni négatif, ni positif, c'est ainsi.

Comment aborder mes proches lorsque je vais rentrer ? Cette très naturelle question qui déjà revient en permanence : "Alors comment c'était ? T'as vu/fait quoi ? Raconte !"... Raconter quoi au juste. Raconter l'inénarrable ? Raconter les odeurs, les sensations, le climat, l'atmosphère, les gens, les sons, les goûts  ? Alors, on reste sans voix devant un auditoire frustré désireux qu'on le fasse rêver ... Rêver à ces paysages exotiques, rêver à ces étrangetés, rire aussi de nos mésaventures lorsqu'il y en a, rêver de ces monuments qu'on a vus dans des films, des reportages ou des livres... C'est une requête légitime.

P1130750.jpgMais lorsque nous devenons voyageur(geuse) et non touristes, nous savons que l'essentiel n'est pas/plus là... Alors raconter les monuments, les paysages  semble au final très superficiel, car ce qui marque le plus dans ce type d'aventures, c'est bien entendu des beaux panoramas, et des "à voir", mais c'est surtout la vie au quotidien, c'est tout ce qui - sans que nous nous en rendions compte - fait que nous revenons avec une vision différente de concevoir la vie... Il y a un "avant" et un "après" mais pas nécessairement perceptible par nos proches. Car, nous/je sommes/suis toujours la même en apparence. Les traits fondamentaux de caractères n'ont pas changé et pourtant..

L'expérience est similaire pour les expatrié(e)s longue durée. Il y a toujours cette attente de la part de nos proches de "Quand tu vas revenir ça va être cool, on va pouvoir faire ça "comme avant""... Ce fameux "comme avant" qui est compréhensible mais impossible à concrétiser, enfin je crois. Déjà parce qu'après un tel voyage on ne veut pas un "comme avant" identique à ce qui était avant. On garde des choses, mais on en change d'autres. C'est plutôt rassurant quelque part aussi. Je comprends mieux certain(e)s à présent, même si je percevais déjà ces subtilités... Mais sans les avoir (re)vécues, on oublie parfois. C'est sans doute pour cette raison aussi que certain(e)s ne rentreront plus jamais en France. Non pas que la culture, la vie, le pays, les proches ne manquent pas. Car naturellement ça manque. Mais c'est plus parce qu'à un moment donné, les cadres nationaux paraissent trop restreints pour évoluer, particulièrement au niveau des modes de pensées. On n'y peut rien, ça s'impose de cette manière là. Ca dépend aussi des âges bien entendu, des envies du moment.

Le derniers mois va défiler... Très heureuse de retrouver les proches, très heureuse aussi de retrouver les gens croisés au cours de mon voyage revenus à Paris, très heureuse revoir Paris que j'aime tant, et la culture française mais.... l'International est une drogue forte à laquelle il est si doux d'y céder. Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage....

14:13 Publié dans Déambulations, Japon | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tokyo

15/07/2009

15.07.09 // Departure from Saïgon....

2 am. Just finished to pack my luggages. I could have packaged before. I could. But I needed to wait until the last minute, to realise what was happening... I arrived in Saïgon on the 4th of June. I was so sad having left Tokyo, so excited by this new story.... And that was a complete new different story. Now I am about to be back to Tokyo in few days. It is going to be fun to see how I "see" Tokyo after one month and a half down here, after Vietnam....

Vietnam was a very rich experience : going to University, learning languages and the people of course. I remember when I arrived here the first evening. I remember that I didn't understood almost anything. Now... I can speak a little bit in the street, and understand. Now... I don't need a map to ride with my motorbike in the main districts. Now...  I can ride, and I couldn't before. Now... I have my first and advanced degree of scubdiving. Now... I know what is this such amazing feeling of being under the sea. Now... I have my "life" as well in Saigon. Now.... I have met wonderful vietnamese girls. My stay in Saigon has been so great thanks to : Minh, Phuong, Huyen. Now...  I wil miss my classroom and some of my new "student" friends" :  mainly Mark & Inukai (and Kohei, but Kohei is back to Japan). Now... I will miss my "vietnamese" family (friends of my father in fact) but they know how to cook crêpes, rosebeef, quiche, moelleux au chocolat & gateau au citron and they loved it. Now... I remember all the travelers I have met (Christiane, Raul, Steve, Adrien, Kevin, Colin,  Pascal, Melanie, Max, Olive.... ....) Now...  I have so many landscapes in my mind (Phu Quoc, Hoi An, Nha Trang) and still some to come (Sapa). Now... I have prepared myself to my near return to France.

Vietnam has been an essential spiritual step as well. Vietnam has made me closer to my family. It was important to leave in the city of my parents. And about to leave Saigon, I only have this sentence in my mind "Family is important", whatever family you choose...

 

.... Tomorrow : Hanoi.

21:27 Publié dans Déambulations, Vietnam | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : saigon

03/07/2009

Motion Pictures in my head....

P1100961 [Résolution de l'écran].jpgMotion Pictures in my head... Motion Pictures of India, China, Japan, Vietnam... Motion  Pictures to come from Australia, Buenos Aires, New-York again... And the days are following the others ... until the end... the end of the road.


podcast

Motion Pictures - Neil Young

Saigon. Depuis quelques jours les mots me manquent pour rajouter des notes à ce blog... Trop d'émotions, trop de tout, et surtout la prise de conscience que bientôt ce voyage va arriver à terme... Les deux derniers mois vont défiler à toute vitesse, et je me visualise soudain débarquant à Roissy, sans comprendre que c'est là que la route, cette route-ci, va s'achever. A home away from home....

Comme les sportifs avant une compétition, je commence à me préparer psychologiquement à ce ré-atterrissage parmi les miens... Well, all those headlines, they just bore me now... I'm deep inside myself, but I'll get out somehow... La notion du temps et du vécu est essentiel dans ce type de voyage. Il y a un avant et un après... Il y a une continuité dans la discontinuité... C'est illusoire de penser revenir indemne et reprendre la vie où on l'avait laissée. Il faudra être fin compositeur pour rejouer la même partition de manière plus nuancée. L'adrénaline de la découverte perpétuelle est une sensation qui est difficile de mettre de côté...

Etre expatrié c'est un état qui remplace un quotidien par un autre dans un cadre différent avec  cette sensation plus ou moins d'être toujours en vacances dès que l'on sort du travail étant dans une autre culture... En tous cas c'était l'impression que m'avait donnée ma presque année d'expatriationà Londres.

Passer de cultures en cultures en finalement peu de temps tout en s'intégrant à chaque fois au quotidien des locaux c'est encore différent Nulle comparaison de "mieux" ou "moins bien", un simple constat. J'ai eu la chance de vivre un étrange mélange de l'itinérante et de vie d'expat' vu mon choix de rester plus longtemps à des endroits plutôt que de faire une check list des "choses à faire"...  I hear some people have got their dream. I've got mine.

A Saïgon, j'ai vécu comme une expatriée tout en vivant avec des locaux... Mélange intéressant, de me calquer (de manière relative) sur le rythme de la famille vietnamienne qui m'a accueillie et où j'ai finalement pris mes marques (en décidant de rester au lieu d'occuper un studio qui était aussi à ma disposition) en ménageant néanmoins mon espace de liberté et autonomie à l'occidentale, deux critères essentiels pour moi auxquels ils se sont adaptés sans aucun problème. L'hospitalité vietnamienne me fascinera toujours. Les échanges ont été riches avec le fils, la mère, la grand-mère que ça soit sur le plan modes de vie, vision des choses ou ... culinaires ! Un réel bonheur de cuisiner pour eux et les voir apprécier. Le plaisir de faire plaisir aux gens... ça n'a pas de prix. I hear the mountains are doin' fine...

Mon quotidien était réglé comme une horloge. 7h du matin, réveil... 7h30... départ pour l'Université avec mon scoot... 8h... début des cours... 10h... fin des cours... 10h à 10h30 environ... drink avec les autres... Déjeuners le plus souvent avec Minh, Huyen & Phuong que je rejoignais au Consulat, lorsque je n'avais pas d'autres rendez-vous prévus. Après-midi au Consulat pour travailler et/ou rester au frais - comme la plupart des Saïgonnais - pendant les heures chaudes ou autres activités diverses. Départ le soir vers 17h30, sorties variées (ou pas) le soir. Retour non tardif at home (mais 23h/0h00 c'est déjà très tard ici)... Saïgon est calée sur le rythme de Bangalore lorsqu'on évolue dans un cadre "familial"... mais la vie nocturne saïgonnaise est aussi très riche de concerts, sorties en tout genre.

Le mois a défilé comme à chaque fois qu'on impose un rythme. Je vais partir de Saigon une première fois samedi pour Hoi An pour refaire une "retraite" comme à Phu Quoc en bord de mer, avant de revenir pour la fête du Consulat le 14/07. Puis le 16/07, je me rends à Hanoi  boucler mon périple avec Sappa... Et de dire encore au revoir une nouvelle fois à tous ces gens qui ont partagé une tranche de ma vie ici depuis un mois... Saïgon, encore une autre page écrite, une autre histoire, une autre vie...

Davantage teinté par un univers multi-culturels grâce à mes cours  de vietnamiens.. Dans ma classe des Japonais, Taïwannais, Nippo-suisse,s Singapourienne, Coréen(ne)s, New-Zélandais et mes propres rencontres (Espagnol, Italien, Canadien...).. au-delà de mon quotidien oscillant en permanence entre la France et le Vietnam... (le consulat, les expatriés français et ma famille d'accueil, mes copines viet, les viet kieu et ma famille éloignée aussi... ).

Lorsqu'on se nourrit d'international, ça devient une sorte de "drogue"... Un besoin jamais rassasié de la découverte de l'autre. Les autres cultures deviennent un "terrain de jeu" d'une richesse inépuisable pour tout humaniste, hédoniste de surcroît... L'Hexagone peut alors paraitre fort limité malgré tout l'attachement que j'ai pour la France et mon amour pour Paris aussi... Well, all those people, they think they got it made. But I wouldn't buy, sell, borrow or trade... Anything I have to be like one of them. I'd rather start all over again.

Il me reste encore un orphelinat à voir ici... J'ai reculé l'instant de cette nouvelle rencontre le plus tard possible, désirant avoir l'esprit libre pour... et parce que le choc (positif) de ce que fut la visite de l'orphelinat d'Asha Niwas (cliquer sur le lient pour accéder à cette note) à Delhi a été tel que je ne me sentais pas prête à re-vivre cela dès mon arrivée. Il fallait auparavant me remettre du jet-lag culturel et contextuel Japon-Vietnam. Je vais quitter Saigon bluesy de laisser à nouveau des personnes qu'on apprécie, bien que contrebalancé par le bonheur de retrouver les "Tokyoites", cela va sans dire.

Revenir à Tokyo, me fait prendre conscience de tout ce qui s'est passé depuis un mois.  Mon quodien  saïgonnais m'a apporté une énorme somme d'informations, impressions, sensations, odeurs, goûts... De nombreuses rencontres à nouveau. Des discussions, remises en question, l'apprentissage des minimas basiques de deux langues... Vivre à Saïgon ça faisait sens... Et à l'aube d'effectuer les premières prises de recul, je ne peux que conseiller à quiconque s'il en a la possibilité de vivre au moins une fois dans sa vie ce genre d'expériences.. Seul(e) ou en couple, avec un(e) ami(e) ou plusieurs, sa enfants ou pas.. Rien que de partir 4 mois déjà, c'est un minium.. L'intérêt étant de traverser des cultures pour voir d'autant mieux les différences culturelles tout en appréciant les douceurs qu'offrent ce genre de voyage... And I'll stand before you, and I'll bring a smile to your eyes. Motion pictures, motion pictures...


Ps : Publication des notes du carnet de bord dans leurs totalité à mon retour de Hoi An / Dalat.... (de l'Inde en passant par la Chine, le Japon...) c'est ma manière de prendre du recul sur le voyage aussi. Patience.

 

20/06/2009

Paris/Munich ... Dubai... Bangalore... Saigon... Beijing/Hong-Kong... Tokyo... Une nuit sur terre

21h34 à Paris & à Munich : au moment où je rédige cette note, quelques uns de mes ami(e)s Parisien(ne)s sont en train de danser c/o Laurent Friends sur des Indian Vibes....  Je croise rapidement sur le chat FB Josko N., un ami croate rencontré à Tokyo, habitant depuis quelques mois à Beijing, mais résidant depuis quelques années à Munich. Il est à Munich en ce moment, et en raison de ses fréquents récents voyages, il est perdu dans les jet-lags aussi.

23h34 à Dubaï : soudain surgit Dubaï au milieu de mon voyage... j'ai laissé aussi des gens là-bas lors de mon passage à Abu-Dhabi en novembre. Bref bonjour/au revoir avec L. G.

1H06 à  Bangalore : je suis le feed FB, il y a aussi des festivités.. et de me re-transporter en Inde à nouveau... à travers des photos postées. L'Inde ses couleurs. L'Inde son bazar et brouhaha qu'on ne supporte parfois plus mais qui manque quand nous n'y sommes plus...

2h34 à Saïgon : tout le monde dort dans la maison, seul le chien vient d'aboyer pour une raison obscure. Le ventilo tourne, il fait moins chaud j'ai l'impression, ou peut-être que je me suis tout simplement acclimatée.

3h34 à Beijing & Hong-Kong : Beijing dort ou presque. J'ai vu Lily L. passer rapidemment sur FB qui m'a hebergée un week-end. Discussion ce soir avec Thomas M. mon hôte principal à Beijing. Ca faisait du bien de le lire, d'échanger le parcours depuis que j'ai quitté la Chine... Ce qui me restera de ce voyage, ce sont des milliards de souvenirs mais aussi du concret, des amitiés/relations qui se sont nouées... Agréable. Hong-Kong ne répond pas, mais j'ai des nouvelles de Hong-Kong via un skype-chat avec A.L. (à Paris) qui a eu sa soeur... résidant à Hong-Kong.

4h34 à Tokyo : j'ai achevé une conversation Skype avec Hervé G. et Cherisa K. juste avant qu'ils ne rejoignent une soirée d'anniversaire...  De Paris à Tokyo, mes ami(e)s festoient aussi. La boucle est bouclée... magie des interactivités...

J'aime.. j'aime veiller et observer le monde qui dans les différents coins de la planète vit, s'active et vaque à ses occupations.... J'ai parfois l'impression d'être une spectatrice face à un split screen dans ce genre de situations... et d'apprécier l'agitation du Monde....Oyasumi Nasai... A Night on earth...(Jim Jarmush)

 

15/06/2009

23h54....

23h54.... et demain je m'envole pour Phu Coq. Ils annoncent un temps mitigé (en même temps si la météo était juste ça se saurait ;)), mais au fond ça m'importe peu, s'il fait beau tant mieux, si non, mes livres pour compagnons.. mes carnets, mes crayons, mes cours aussi !!!! (oui, une vraie étudiante !), ma musique...  J'ai décidé aussi de laisser mon ordinateur quitte à retranscrire mes notes a posteriori... il y a un temps pour lire, et un temps pour écrire....

Lorsque vous voyagez seul(e), vous n'êtes jamais seul(e), sachez-le pour ceux/celles qui craignent ce type de voyage. J'ai encore croisé un Canadien avec qui nous avons passé 2 soirées, qui voyageait seul pour les même raisons que moi. Il avait testé une première fois en allant au Nicaragua. Et quand il avait expérimenté le fait de pouvoir décider seul de son emploi du temps, d'aller ici ou la, de suivre ses envies, ou un voyage se faisant au gré des rencontres, il a aussi décidé de partir seul pour faire son trip de 4 mois et quelques... J'en ai encore discuté au déjeuner avec un fan de moto, qui avait aussi silloné le nord du Vietnam seul, allant là où son coeur lui chantait.

Nous ne faisons pas les mêmes types de voyages seul(e) ou accompagné(e)... toutefois les rencontres se font beaucoup plus facilement lorsqu'on est un électron libre.....  Pas de philosophie ce soir, il s'agissait juste de vous updater. ...

 

 

 

19:06 Publié dans Déambulations | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : phu coq, saigon

14/06/2009

1 semaine à Saîgon...


P1100327 [800x600].jpg1 semaine à présent que me voici à Saïgon... Que dire si ce n'est que je suis encore partagée par des sentiments mixtes. Heureuse d'être ici, heureuse d'apprendre à nouveau - deux langues donc (vietnamien et japonais). heureuse de "vivre" Saïgon et d'accueillir ce que les surprises quotidiennes m'apportent - Mais...

La semaine a été si chargée que je ne l'ai pas vue passer entre théâtre, spectacle de danse contemporain, dîners, ciné, crémaillère, réunion CS, le passage de Kevin et Adrien à Saïgon, le marché, les balades.... Saîgon ne dort jamais. Saïgon est en perpétuelle ébullition. Et pourtant, je ne suis pas encore totalement remise du Japon qui accompagne mes jours en toile de fond...

Mon coeur est resté à Tokyo,  néanmoins ma soif de découverte et d'apprentissage de choses nouvelles P1100379 [800x600].jpgdonne encore une autre teinte à mon voyage.

Chaque pays une expérience nouvelle. Chaque pays un ton différent. La synthèse est nécessaire, après le mois et demi écoulé, je pars m'isoler sur l'île de Phu Coq la semaine prochaine 4 jours (mardi à vendredi) sans personne, mes livres, ma musique, mon ordinateur non connecté pour écrire...

Lorsqu'on voyage de la sorte - et même si ça peut paraître curieux de l'extérieur - on a cruellement besoin de "vacances" au milieu des "vacances"... Des moments où on ne fait rien (loin de la ville, loin des activités), rien que de se poser et prendre du recul aussi par rapport à ce qu'on vit, car tout est toujours très dense....  3 mois bientôt de voyage, il est important de se ménager des "plages" de calme, sinon c'est aussi stimulant qu'exténuant.

Aujourd'hui, sans l'avoir réellement voulu, ma notion du temps et des perspectives a encore évolué, et mon voyage a donc "pris le dessus" sur mes choix, mes décisions. C'est très étrange de soudain confier son avenir, et ses envies à ce qui se présente et non à ce qu'on décide peut-être réellement. C'est peut-être là tout le bienfait aussi de ce voyage... Apprendre à lâcher prise. Pourquoi ici plutôt qu'ici ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas au nord plutôt qu'au sud ? Pourquoi telle option plutôt qu'une autre ? Pourquoi... Aucune idée, uniquement se laisser guider par le feeling, l'intuition, et le hasard qui fait souvent bien les choses... Il y a des stades psychologiques dans ce type de voyage qu'il est très difficile à expliquer à quelqu'un qui n'a pas vécu une expatriation longue durée dans ces cultures, ou tout simplement des voyages similaires...

P1100359 [800x600].jpgLes rencontres avec la communauté internationale de voyageurs, expatrié(e)s ou locaux me montrent qu'il y a une réelle interaction au niveau des visions du monde, quand bien même les expériences sont différentes en fonction des pays où ils se situent.

L'International est une communauté qui pense sans aucun cadre national.... une autre manière de concevoir le monde... très rassurant de savoir qu'il existe autant de gens ouverts vers l'autre, ou vers la différence. On apprend surtout à être humble lors de cette expérience où la mise en relief de ces cultures mises bout-à-bout témoigne de la richesse incroyable du monde et des spécificités.

Garder son identité mais en l'enrichissant de l'autre.... l'avenir des jeunes générations qui - quel que soit le pays où je suis passée, grâce notamment à Internet et aux interactions avec l'étranger plus aisées qu'à une certaine époque - sont très ouvertes au monde souffle un vent d'optimisme concernant tous les sujets liés à l'intolérance de l'autre... Que ça soit en Inde avec des jeunes femmes qui tentent de faire bouger les mentalités, en Chine où les jeunes tentent de faire évoluer le conservatisme des cadres familiaux, les japonais croisés dans la rue à Tokyo, ou ceux dans ma classe qui témoignent un réel besoin de communiquer en anglais ou vers les autres cultures (Japon > Vietnam, pays si différents pourtant), ou ici à Saïgon, qui 6 ans après ma dernière visite a évolué considérablement laissant la place à une nouvelle génération qui veut faire aussi évoluer les moeurs sociales, tout en préservant leur culture....

Si les hommes font le monde dans lequel nous évoluons aujourd'hui, et malgré toutes les erreurs et vices de ceux-ci qui ne disparaîtront jamais, mon pélerinage me fait croire à nouveau dans l'avenir d'une société mondialisée respectueuse de l'autre sans chercher à s'imposer à l'autre... Il y a les ressources humaines pour bâtir un monde meilleur... alors continuons d'y croire.  :)

 

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New Delhi - Mars 2009
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Agra - Mars 2009

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Hampi - Avril 2009
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Kochi - Avril 2009

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Munnar - Avril 2009

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Munnar  - Avril 2009
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Hong-Kong - Avril 2009
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Hong-Kong - Avril 2009
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Hong-Kong - Avril 2009
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Hong-Kong - Avril 2009

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Shanghaï - Avril 2009
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Shanghaï - Avril 2009
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Beijing - Avril 2009
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Beijing - Avril 2009

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Beijiing - Avril 2009

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Beijing - Avril 2009
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Beijing - Avril 2009
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Beijing - Avril 2009
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Beijing - Avril 2009

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Tokyo - Mai 2009

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Tokyo - Mai 2009

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Tokyo - Mai 2009
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Tokyo - Mai 2009
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Saigon - Juin 2009
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Saigon - Juin 2009

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Saigon - Juin 2009

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Saigon - Juin 2009

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Saigon -  Juin 2009


09/06/2009

Saïgon, 0h26....

Il fait une chaleur de dingue... et de réécrire une phrase écrite dans une de mes notes alors que j'étais en Inde, ici. C'est à peine croyable...

Alors que pour les parisiens le temps file et la plupart d'entre mes amis ne se rendront même pas compte que je suis partie ces quelques mois, j'ai néanmoins l'impression d'être partie plus de 5 ou 6 mois déjà. Le décalage psychologique commence à se faire sentir avec ceux/celles qui ne partagent pas mon "quotidien" de manière réelle (mes rencontres, mes hôtes, mes co-voyageurs), ou virtuelle...  Ce n'est ni bien, ni mal, c'est ainsi.

Je suis partie le 17 mars, nous sommes le 9 Juin (le 10 déjà à Saïgon), et ce voyage prend une dimension que je n'aurais jamais pu envisager lorsque j'ai décidé de partir. Sans doute le fait de ne pas "passer" en simple touriste, mais bel et bien avoir cherché la plupart du temps à rencontrer les locaux (que ça soit des expat's ou des natives) a contribué à la richesse de ce dernier...

Et je suis sans pouvoir l'expliquer réellement à une phase clé de ce périple. Ce n'est pas la situation géographique, c'est l'évolution psychologique. Le déclencheur a été Tokyo sans aucun doute, mais c'était sous-jacent depuis mon  passage à Beijing. A moins que le destin me mène dans une destination imprévue, je vais bientôt entamer post-Vietnam & Australie, une deuxième phase de mon périple...

Celle de la synthèse, de la prise de recul, du parcours des paysages pour se vider la tête et profiter de l'incroyable sentiment d'émerveillement face aux beautés naturelles de notre planète pour aussi réaliser... réaliser tout ce qui est déjà passé. L'Amérique latine... Marcher, ou se laisser porter dans les bus, remonter la Cordillère des Andes via l'Argentine... Un jour. Lorsque j'ai conçu mon périple, j'avais bien identifié ces deux "phases"...  avec comme tournant mes 4 jours à l'île de pâques... Je ne pouvais imaginer ce que serait ce que je vis à présent, mais j'avais néanmoins eu conscience qu'après l'intensité de l'Asie, j'aurais besoin à un moment donné ou un autre de "digérer" tout cela...

Il n'y a pas une seule journée qui ne se passe sans que je me dise que j'ai de la chance,de l'accueil des gens que je croise, des conjonctures qui semblent toutes s'enchaîner idéalement pour que je puisse apprendre un maximum, pour que les réponses à des questions que je ne posais peut-être finalement aboutissent si naturellement. Une bonne étoile me suit et semble me protéger depuis que je parcours le monde... Les vents me guident vers des choix surprenants... Et je me laisse porter, confiant à la vie et non à la raison la suite de cette aventure.

Des rencontres, des villes, des paysages, des kilomètres parcourus à travers les différents pays, les différentes cultures. Seule ou entourée, mais seule malgré tout dans mes choix de mettre la barre vers le sud, le nord, l'est ou l'ouest. Seule dans ces longs trajets qui parfois durent des heures et me permettent de prendre du recul sur cet enchaînement perpétuel de découvertes... au fil des notes que vous découvrez et celles que je n'ai pas encore publiées (pour différentes raisons), mon regard sur le monde change à présent bien malgré moi.

On ne revient pas "indemne" de ce genre de voyage (aucun sens négatif)...  et de regarder encore une fois ce film, qui .... Cliquez sur le lien.

Une sorte d'équilibre serein atteint... C'est peut-être ça la "clé" du tournant de ce voyage.... Les repères français s'effacent au profit d'une vision internationale... Ainsi va la vie....