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20/04/2009

Demain ... Beijing...

Demain soir je pars pour Beijing.... ville que j'ai rêvée de découvrir... La cité interdite, la muraille... Ville administrative de cet empire chinois aussi.

Shanghaï m'a plu, malgré les côtés virtuels négatifs. J'ai aimé le côté ville chinoise qu'on ne retrouve pas à Hong-Kong... et comme le disent les Chinois eux-mêmes. Hong-Kong is not China. Car Hong-Kong demeure une vaste immense galerie commerciale, où le dynamisme ambiant est entraînant. Mais Shanghaï a plus de caractère et la sensation qu'on est dans une "vraie" ville.Le quartier où vit Thibaut est très agréable, des rues à taille humaines, des p'tits endroits sympathiques. La vieille ville est sombre, mais on aime s'engouffrer dans les ruelles et déboucher soudain sur le quartier du Bund. J'ai adoré le petit quartier des galeries et des cafés qui se perdent dans d'autres labyrinthes de ruelles. Je ne sais pas si nous pouvons dire que Shanghaï est une jolie ville, mais il est agréable d'y évoluer....

Mais vous la découvrirez plus en détails lorsque sera venu le temps de vous narrer les histoires chinoises.. pour l'heure, demain vous découvrirez Agra et ce joyaux qu'est le Taj Mahal... Car nous avons beau l'avoir vu mille fois représenté, ce tombeau est de toute beauté, les détails des ornements sont d'une incroyable richesse, et la lumière variant au fil des heures joue avec cet imposant maussolé.

Je dois avouer que décrire l'Inde a posteriori et la re-vivre avec vous via mes narrations est très agréable pour moi, car cela me fait d'autant mieux réaliser ce que je vis, ou ai déjà vécu. Et quand les pays, cultures, villes se succèdent, où je vis de manière intense chaque nouvelle découverte, je n'ai pas trop le temps de réaliser tout le temps tout cela. Beijing... bientôt....

19/04/2009

Samedi 28 mars - 12ème jour - Delhi - 2ème visite de l'orphelinat d'Ashaniwas

P1050597 [800x600].JPGBaldir passe me prendre à 10h pour pouvoir remplir notre programme chargé de la journée avec Ludal. Initialement orphelinat, sport, scooter/vespa pour Ludal, et je ne sais plus quoi encore... Au final, je débarque vers 10h30/45 chez Ludal qui n’est pas du tout prêt à partir. J’envoie des sms à Sister Lily pour la prévenir que nous n’arriverons que vers 14h. Ludal fidèle à lui-même tente de dresser un listing des choses à faire, sachant déjà que le suivi du programme va être difficile. Nous finissons par aller prendre le p’tit déj/déj au restau de l’hôtel qui venait à peine de fermer ses portes pour le p’tit déj buffet et trop tard pour l’ouverture du buffet lunch. Discussions autour de la diététique entre Ludal et moi. Il applique ses réflexions en prenant un club sandwich « healthy »… certes. Une caesar salade qu’on partage. Et mon envie de fromage me pousse à prendre une énorme pizza 4 fromages, dont je rêve à présent étant quasi a jeun depuis mon dîner d’hier soir (il est 0h07) dans ce train qui me mène à Shanghai (anecdote que je raconterai en temps voulu).

Nous décollons vers 13h de l’hôtel après avoir raflé bonbons, shampoing, fruits, thé, café à dispo dans la chambre pour l’apporter à l’orphelinat. Indirectement l’hôtel Maurya a participé à une opération solidaire, je suis certaine qu'ils en seraient ravis s'ils savaient ce pour quoi je dévalise tous leurs petits cadeaux. Nouvel envoi de SMS à Sister Lili de ne pas nous attendre avant 15h00, car entre temps nous devons repasser par le local market pour que Ludal mette sa pierre à l’édifice, je dois trouver un pare-soleil pour mon objectif car j’ai laissé le mien sur l’autre objectif en France, car j’ai réalisé aussi que j’ai oublié la SD Card de mon appareil numérique dans l’ordinateur, et il est hors de question de risquer de rayer l’objectif…

Nous passons d’abord au local market. Ludo prend pleins de trucs ! Pleins de boites de feutres, des livres racontant des histoires pour enfants, des bics. Je suis ravie, les gamines vont être contentes. Puis direction Connaught Place où Baldir connaît le magasin qu’il me faut. Achat du pare-soleil adapté, et d’une nouvelle housse pour mon app numérique ayant oublié la mienne chez Leslie (comme c’est étonnant, diraient mes proches – je l’ai récupérée elle l’a déposée à l’hôtel de Ludo après que je sois partie). Nous voilà enfin en route pour Ashaniwas.

Connaissant le trajet, j’en profite pour faire une p’tite sieste prolongeant ainsi ma nuit. Ludal passe une bonne partie au tél ou à lire les journaux. Discussions diverses. Nous arrivons enfin. Les filles n’attendent pas dans le hall comme la dernière fois, elles sont devant la télévision, car elles ont le droit de regarder le samedi et dimanche seulement. En semaine c’est interdit.

Cette fois-ci je suis plus spectatrice, il est plus aisée pour moi de raconter. J’endosse mon rôle de photographe et j’observe Ludal qui a droit aux explications de Sister Lili, quelques danses des filles aussi, intriguées de voir un homme débarquer avec moi cette fois. Certaines me demandent si c’est mon mari, puis ayant ma réponse leur précisant que c’est simplement un ami, estimant qu’elles peuvent le dire me disent qu’elles le trouvent beau. So successful ce Ludal ! Je me pose personnellement dans un coin pour shooter les filles. J’ai trouvé mon sujet de photo argentique pour ce voyage, ça sera les gosses des orphelinats que je vais visiter. Je tire le portrait de toutes, si les clichés sont réussis, je tenterai une nouvelle exposition, paralèllement à une expo voyage (enfin à voir),  pour les vendre pour que l’argent récolté aille directement à l’association.

Toutes mes activités annexes prennent leur sens dans ce voyage, se répondent. Je photographie pour en faire profiter les gosses via l’Association. Exercer une de ses passions au profit d’une cause qu’on défend, que demander de plus ? Le puzzle se complète. Pendant que Ludal visite, et découvre, vit sa propre expérience, j’invite donc chacune des filles dans le jardin ou ailleurs pour les shooter. Elles se prêtent au jeu avec excitation en redemandant encore et encore. Je prends beaucoup de plaisir, la lumière est belle, les sujets photogéniques. Quand je serai en France je leurs enverrais ces clichés.

En attendant, voilà le deuxième album de l'orphelinat de Ashaniwas que vous pouvez consulter en cliquant ici !

Je découvre une salle que je ne connaissais pas la « chapelle », on se déchausse, il y a un piano. Ludal improvise un morceau. J’avais oublié effectivement que Ludal jouait bien au piano aussi. Les enfants écoutent distraites uniquement par mon objectif où elles se chamaillent parfois pour passer devant. Puis Sister Lili nous invite à prendre le thé, et couper le gâteau par Ludal ce qui visiblement doit P1050621 [800x600].JPGreprésenter quelque chose. Ludal outre ce qu’il a apporté, participe à nouveau auprès de Sister Lili. Nous repartons de l’orphelinat, vers 17h je crois. Je suis ravie d’avoir revu les filles. Je préviens Sister Lilyique Patrice viendra en mai la voir à nouveau (de l’Association). Nous sommes donc restés encore presque 2h00 là-bas. Je laisse Ludal le soin de poster un comment s’il en ressent le besoin pour décrire son expérience…. Mais pour l’avoir vécu, je sais combien il est difficile de retranscrire cela.

Notre trajet retour est long, et nous nous dirigeons à présent vers le vendeur de vespas à l’ancienne pour Ludal. (je ne me souviens plus des marques comme d’hab.). J’ignore où nous sommes (peut-être que Ludo pourra préciser), mais nous arrivons vers 18h00 et quelques au dit endroit après avoir appelé le bonhomme pour qu’il nous indique la route exacte. Le « garage » se situe en contrebas, et quand nous arrivons une odeur forte de plastique et épaisse fumée sort par l’escalier.

Explication : ils testent un vespa avant de l’envoyer en France, et ont trouvé ça très naturel de le tester dans ce sous-sol où l’unique ouverture est l’escalier qui monte vers l’extérieur. This is India as well ! J’étouffe à moitié en bas, malgré le ventilateur qu’ils ont placé en bas de l’escalier pour évacuer la fumée. Je laisse Ludal à ses négociations et discussions en tout genre pour me poser à l’extérieur en attendant que l’espace soit plus respirable. Néanmoins j’envoie les modèles à Lita au passage, je songe après que Ludal ait testé la marchandise à m’en faire livrer un à mon retour à Paris vu le prix et le fait que ça soit des vespas de collections. A voir. D’ici là j’aurais peut-être décidé de me ramener un rickshaw ! ;)

Nous étions sensés être à 20h à un dîner organisé pour le départ de Peter, mais l’heure indienne nous autorise une arrivée vers les 21h30. A 20h nous partons seulement de là où nous sommes et on doit repasser à l’hôtel pour nous décharger, et je dois repasser chez Anouck pour récupérer des trucs avant d’aller au dîner. Passage éclair. Ludal en profite pour saluer Anouck avant qu’il ne reparte aussi. Nous sommes vers 21h30 au dîner, je retrouve quelques personnes de la dernière soirée BBQ avec Ludal avec plaisir, il s’enquièrent de mon apprentissage de l’hindi. J’apprends encore beaucoup ce soir là, sur la culture indienne, des nouveaux mots. Le repas est délicieux toujours cette série de plats en buffet.  On me montre la tenue traditionnelle du Rajasthan de son amie. Très jolie la tenue (je n’ai plus de photos je ne sais pas où elles ont disparues, effacées par erreur, j'ai perdu toutes les photos de cette soirée-ci). Je fais connaissance avec Capitaine VN Sharma, adorable qui me file son numéro et me dit de l’appeler si j’ai un problème dans le Kerala, car il a été guide là-bas un temps avant d’être pilote et vient de la région, donc connaît pas mal de monde. Nous partons de ce dîner vers 1h00 je crois, le temps de rentrer dans nos pénates, dodo court, car je dois me lever à 5h00 pour aller prendre le train de 6h00 en direction d’Agra pour aller voir le Taj Mahal...

 

ps : je précise que Ludo m'a donné l'autorisation de publication de ses photos. Son droit à l'image est donc respecté.

18/04/2009

Vendredi 27 Mars - 11ème jour - Delhi

IMG00181-20090327-1401 [800x600].jpgRéveil vers 10h00, Baldir vient me chercher mais j’embarque Anouck pour la déposer à son cours d’hindi, celle-ci ayant crû qu’il était envisageable qu’elle conduise toute seule alors que les médecins lui ont recommandé du repos, alors que j’avais Baldir avec moi. ;). Nous sortons déposer du linge à laver en face. Anouck me précise que celui là ne fait pas sécher le linge par terre, contrairement à d’autres. Ca fait partie des détails que nous ne comprenons toujours pas : pourquoi passer un temps fou à laver son linge à la main pour finir par l’étendre dans la poussière pour qu’il sèche. J’ai pu observer ce phénomène à Hampi, Agra, et Munnar avec toujours la même interrogation concernant l’absence de logique. This is India, dirons-nous à nouveau.

Nous lâchons Anouck vers 12h, devant la retrouver une heure et quelques plus tard. Le temps de passer à l’ICC indiqué de Nehru’s P1050487 [800x600].JPGplace. Ici ce n’est pas un quartier touristique, plutôt très indien, rigolo. Baldir m’accompagne pour me retrouver dans le bazar de la Nehru’s place pour trouver la banque qui est planquée dans un petit passage. Je rentre et là je suis confrontée à une problématique similaire que je vais rencontrer à Bangalore : tout le monde travaille, la banque est visiblement ouverte, mais quand je demande pour changer mes travellers, ils me disent que ce n’est pas possible, que c’est fermé, qu’il faut attendre lundi l’accord de je ne sais quelle autre banque de Mumbaï. Lundi je me serai envolée pour Bangalore, en outre j’ai besoin de liquide pour régler billets de train, avions etc… Ils décident que la banque est à nouveau ouverte (fabuleux), checkent minutieusement mon passeport, discutent un brin sur ma signature qui n’est pas exactement la même entre mon passeport (fait en 2002) et celles des traveller’s, finissent par me donner le change… en me faisant un taux à 65 roupies pour un euros, s’octroyant une com’ de près de 700 roupies (en soi ce n’est pas « grand-chose » mais là-bas c’est du vol). Etonnée je pars, re-checke le taux via mon blackberry, et par acquis de conscience retourne dans l’agence pour demander une explication. C’est là où ils me justifient de manière douteuse la commission de la banque, alors que sur mon papier je vois que la taxe est déjà imposée. Négocier avec une banque c’est tendu, ils sont moins honnêtes que le changeur de rue qui m’a fait le taux à 68 roupies sans prendre de commissions !

P1050512 [800x600].JPGNous retournons au point de rendez-vous pour récupérer Anouck, un peu en avance nous attendons. Entre temps Baldir a convenu avec l’agence de Ludal qui s’est occupée de booker mon billet d’avion de Delhi à Bangalore, et de Bangalore à Cochin, ainsi que mon billet de train A/R pour aller à Agra, de se donner RDV à l’entrée du campus pour la transaction. Il y a des choses difficiles en Inde, et d’autres beaucoup plus simples. Ici les agents viennent à domicile vous remettre votre billet. Anouck arrive nous repartons direction le campus, et stationnons à l’entrée en attendant. Anouck en profite pour aller faire quelques courses pour manger et il se met à pleuvoir. Je prends Baldir en photo qui me demande de lui faire passer par Bluetooth avec mon blackberry. Transaction faite, vu le temps je décide de rester chez Anouck, vu que j’étais partie pour faire de la P1050506 [800x600].JPGphoto avec mon argentique. Déjeuner vers 14h de choses trop bonnes ramenées par Anouck, puis l’après midi se déroule entre préparation du voyage, sieste, internet. Initialement j’avais dit à Baldir de venir me prendre à 17h00 pour pouvoir acheter les fournitures scolaires pour les gosses, mais Ludal en avait besoin, du coup Baldir ne passe qu’à 18h00 le temps de faire ces quelques courses et de retrouver Ludal pour dîner.

Baldir ayant compris mon intention, très gentiment m’emmène au local market me disant que ça sera moins cher là bas pour acheter et m’accompagne. Pour 35 euros à peine je me retrouve avec 60 cahiers de bonnes qualités, deux boites de feutres. Baldir embarque ça dans sa voiture, il sait que demain je retourne à Asha Niwas. Je recharge ma carte sim, croise une parade locale pour un dieu, et retrouve ludal à son travail. J’arrive sans trop de peine à convaincre Ludal de venir avec moi le lendemain à l’orphelinat, ne serait-ce que pour l’expérience. Marché conclu à ma plus grande joie, pour l’heure revenons à des basses choses animales : manger.

P1050542 [800x600].JPGSans trop savoir où nous allons, nous finissons par nous retrouver devant le Lodi Garden Restaurant. Anouck reste à l’appartement pour travailler sa thèse. C’est parti pour cet endroit où nous nous retrouvons dans une expo temporaire mise en place dans le jardin du restaurant. Fort sympathique cette mise en bouche, on nous offre amuse-gueule et boissons. L’apéritif. Discussion avec le mec qui organise cela, échanges de cartes, coordonnées, j’aimerais en savoir plus sur certains peintres.

La cuisine du Lodi Garden Restaurant n’est pas à la hauteur du cadre fort agréable, même si ça reste très correct. Assortiments P1050574 [800x600].JPGd’amuse gueule libanais, crevettes revenus au sésame (très bonnes) saumon baignant dans l’huile pour ludal, rissoto beaucoup trop salé pour moi, enfin nous n’allons pas nous plaindre non plus. A la fin nous avons droit au papier feeback à remplir où nous mettons honnêtement nos exigences occidentales. Retour à l’hôtel Maurya pour une dernière tisane, puis back home retrouver Anouck.