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28/04/2009

Lundi 30 mars - 14ème jour - Delhi/Bangalore

P1060187 [800x600].JPGLever tôt et courte nuit. Le temps de saluer Anouck, et de retrouver Baldir. Anouck m’appelle à temps pour me lancer mon cahier d’annive par la fenêtre de mes 30 ans offert par Nanou où je fais signer les gens chez qui je loge que je lui avais donné la veille (d’ailleurs il va me manquer Thibaut D et Val de Shanghai, je mettrai une photo à la place), que j’allais presque oublier. Baldir me conduit chez Ludal (qui doit décoller à 9h45 de l’hôtel pour la signature du contrat, il est sensé partir le lendemain pour Singapour). On passe rapidement par le tailleur qui a oublié de donner à Anouck mon haut rose réajusté, et nous voilà sur la route. Miraculeusement Baldir arrive en moins de vingt minutes chez Ludal (nous ne sommes P1060192 [800x600].JPGpartis qu’à moins quart) ce qui nous permet de nous voir, je lui lâche les pantalons de sa miss, plus quelques affaires à ramener en France pour moi, et nous avons le temps de prendre un p’tit déj au buffet d’en bas. Il me rejoint alors que j’ai déjà emmené les assiettes. Sachant que je ne vais probablement rien avaler de la journée, je me régale avec leurs brunch mi-asiat (riz etc), mi western (dognuts, œufs etc..) et surtout du fromage… Ce fromage que je vais m’offrir le luxe de m’acheter aussi à HK et à Shanghai. Nourriture frenchie qui me manque le plus en voyage !

- A cet instant (toujours dans le train de Shanghai à Pékin) je rêve d’un Saint-Maure de Touraine, d’un Valençay, un Reblochon bien coulant, ou le fameux Comté Truffe d’Alain….. Je rêve d’une énorme pièce de bœuf de la Boucherie Roulière, de leurs escargots, ou du dernier et premier dîner chez l'Ami Jean avec Philippe. Je rêve de tous les merveilleux plats d’Alain, en particulier tous les mets de mon dîner de « départ » me reviennent à l’esprit. Je rêve de sa volaille cuite à la perfection. Je rêve aussi d’un croissant aux amandes, des macarons Laduré, d’un fabuleux dessert au thé vert goûté dans un restaurant Thai dont je ne me rappele plus le nom lors d’un dîner avec Broc’. Plus proche je me souviens des Dosa de Munnar qui fondaient dans la bouche, et de leur riz sauté avec du paneer parfaitement revenu ou du délicieux canard si finement laqué de mon premier dîner avec Ludal, Karan et Anouck, du paneer encore et de l’agneau parfaitement cuisinés du restaurant indien de l’hôtel Maurya encore une fois avec Ludo. Je me souviens de l’Italien de l’Impérial aussi. Je repense à cet Hot Pot incroyable à Hong-Kong ou se restaurant coréen de mon dernier soir là-bas, de la dim sun soup délicieuse de ce boui boui où m’a emmenée Fabrice. Je repense à a délicieuse noodle beef soup du café du Moca à Shanghai toute à l’heure ou au mini dim sum avalés hier sur l’espère de foire culinaire croisée par hasard au pied du Jingle Temple. Mon palais apprécie un des grands plaisirs de la vie qu’est la cuisine. J’aime autant déguster, que de faire déguster... Bref, ne pas y penser dans le train, où je suis encore une fois à la diète.

P1060197 [800x600].JPGLudal est prêt à partir, nous le conduisons avec Baldir à la base. On se sépare ici, je suis triste, car je ne sais pas quand je vais le revoir la prochaine fois. Pas avant six mois c’est certain, voire peut-être plus. Grâce à lui, mon séjour à Delhi a été très agréable aussi. Je dois recharger ma carte téléphone avant de décoller, mais l’endroit où me conduit Baldir est fermé, et comme il ne veut pas prendre le risque de me mettre en retard pour l’enregistrement, il me propose gentiment de recharger ma carte après m’avoir déposée. J’aime beaucoup Baldir. C’est quelqu’un de fort sympathique que je quitte aussi avec regret. Me voilà arrivée à l’aéroport de Delhi. J’enregistre, et passe dans la salle d’attente. Mon vol partira avec presque une heure de retard et pourtant arrivera à l’heure à Bangalore. Je n’ai pas compris comment ils ont fait. L’Inde m’étonnera toujours je crois.

Arrivée à l’aéroport de Bangalore pour une raison obscure d’incompréhension je pensais qu’il fallait que j’aille à un arrêt de train proche P1060236 [800x600].JPGde chez Tonio. Ce qui m’étonne vu que je ne vois pas de ligne de métro nulle part. L’aéroport de Bangalore contre toute attente est ultra moderne, ce qui est très surprenant est de voir cette bâtisse impeccablement propre, bien organisée, à l’occidentale. C’est assez agréable. A la sortie, il y a les taxis mais surtout un système très complet de bus/navettes qui proposent de vous emmener à différentes destinations. Je montre le plan sur mon blackberry à l’un des chauffeurs qui m’oriente vers un bus (que finalement lorsque je reviendrai de Kochi, je réalise que ce n’est pas le bon) pour le centre ville, une gare (laquelle je n’en ai aucune idée). Le trajet en bus dure environ une quarantaine de minutes (150 roupies), il y a du trafic il est environ 16h30/17h. Très étonnant la sorte d’autoroute moderne sans irrégularités de Bangalore. Arrivée à la gare je me fais naturellement approcher par un rickshaw qui me demande plus de 100 et quelques roupies pour la course. Je lui dis que c’est beaucoup trop cher et me dirige vers les pré-paid rickshaw, là on me fait un tarif à 70 roupies pour me rendre chez Tonio. Ca me parait plus approprié, et je saute dans le Rickshaw.

Le trajet dure environ 40 minutes, et j’apprécie mon premier aperçu de la ville de Bangalore. C’est beaucoup plus agréable que Delhi, les rues sont assez larges, c’est beaucoup moins crowded, le climat est sec et chaud. On sent la ville de « province », une ville où on peut se promener à pied ce qui est rapidement fatiguant à Delhi. Arrivée autour du quartier de Tonio, naturellement mon rickshaw ne sait pas exactement où c’est, et mon blackberry a décidé de rendre l’âme au même instant, donc je n’ai plus accès au visuel envoyé par Tonio. Je tourne pas mal dans le quartier, car sachez-le pour les futurs potes qui envisagent de visiter Tonio, il y a plusieurs Da Costa Square. Donc munissez-vous du dessin de Tonio !!!! C'est mieux !  On tourne plusieurs fois, nous nous arrêtons, demandons à un rickshaw qui à chaque fois nous envoie dans une autre direction. On suit quelqu’un, bref India as usual. J’appelle plusieurs fois Linda, en lui disant où je suis, ce que je vois, mais sans énorme succès jusqu’au moment où une personne nous conduit presque en face de l’école islamiste. Me voilà presque arrivée !!! Je trouve enfin le lieu-dit et m’aperçois que nous étions passés au moins 2 fois devant. J’arrondis la somme prévue initialement à mon rickshaw qui râlait.

Il est déjà presque 19h quand enfin je retrouve Linda, tout sourire ce qui la caractérise définitivement. La dernière fois et première fois que nous nous étions vues c’était rapidement au Coolin’ en décembre à Paris, ça me fait plaisir de pouvoir la voir un peu plus lors pour cette occasion. Le temps de poser mes affaires, de prendre une douche réparatrice, Tonio nous appelle pour savoir ce que nous préférons faire, dîner at home ou rejoindre des amis au restaurant. Option restaurant avec les amis. Une fois parée et prête, nous repartons avec Linda pour le restaurant. J’aime décidément les rickshaw, c’est un moyen de transport excessivement agréable. Ca me manque en Chine. Les pousse-pousse n’existent plus (enfin je n’en ai pas vu dans les grandes villes) et leur équivalent nous sommes enfermés dans des petites cages en plastique à l’arrière du véhicule, pratique contre la pluie, mais beaucoup moins convivial que les rickshaw.

Nous arrivons à destination dans un restau dont je ne me souviens plus le nom (Linda/Tonio ?), où nous allons en terrasse. Là bas une P1060248 [800x600].JPGgrande tablée multi-nationalités nous attend et a déjà entamé les festivités. Je retrouve Tonio, en forme et tout bronzé (ou rouge ?;)) de son précédent week-end playa dans le sud du Kerala. Suédois, Anglais, Français autour de la tablée. Rigolo de revoir Tonio en vrai, rigolo aussi de le sentir bien là où il est. Commande de la suite des plats, absolument délicieux. Poulets à toutes les sauces, paneer, riz, nan… Ca fait un mois que je ne mange P1060260 [800x600].JPGplus indien, et autant au début ça ne me manquait pas du tout, autant à présent, je me ferai bien un p’tit dîner à base de dosa, paneer, et un de leurs plats veggie délicieux. Le dîner se passe et nous sommes tous rentrés avant 23h at home. Tonio m’explique qu’à Bangalore tout ferme à 23h00, et finalement ce n’est pas si mal. On finit tôt, on rentre tôt, rythme assez sain, le tout dans un climat très clément. Il a une petite balancelle sur son balcon, un vrai bonheur de finir dessus avec du thé, en regardant les étoiles, et discutant à voix basse pour ne pas déranger les ouvriers de la maison en construction d’à côté qui dorment sur place.

 

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Ce soir-là pas de balancelle prolongée, tout le monde est fatigué, nous rejoignons nos pénates rapidement. ... Vous voulez en savoir plus sur "tonio", cliquez ici :)

26/04/2009

Dimanche 29 mars - 13ème jour - Agra - 4ème partie : Le retour

P1060098 [800x600].JPGJe retrouve Stéph, Henri et Caro avec grand soulagement, et je découvre le côté routard dans cet hotel qui est rempli de lonely planet et routards en tout genre. Rigolo comme ambiance. J’avais oublié ce que ça faisait d’avoir autant de « western » autour de moi. Henri et Caro m’expliquent qu’il y a un énorme groupe de français qui est arrivé la veille. Effectivement nous les voyons se poser derrière notre table. Nous ne les aborderons que sur le point de partir, il s’agit d’une école P1060109 [800x600].JPGd’archi en Inde pour 3 semaines, et là ils profitaient du week-end pour visiter. La fin d’après midi se déroule plus agréablement que ces 2h00 avec le guide, échange sur le voyage d’Henri & Caro, etc etc… Stéphanie nous quitte plus tôt son train est à 18h, et nous trois nous décidons d’aller dîner dans un restau recommandé par un couple croisé par Henri et Caro dans le Rajasthan. Ils partent plus tard aussi pour Udaïpur je crois.

P1060113 [800x600].JPGOn s’y rend à trois en rickshaw, même si ce n’est pas loin, car Henri et Caro ont leurs sacs. Comme dit Henri : « moi maintenant ce n’est pas plus de 10 roupies par personne ! ». Le restau est à la hauteur de la recommandation. Ca fait du bien de manger, je n’ai rien avalé de la journée (en même temps avec la chaleur nous avons rarement faim). On prend un assortiment, poulet, paneer, riz etc… Délicieux. Avalé vite pour moi, car mon driver m’appelle et est à l’heure (miraculeusement, je me suis demandée s’il serait là). J’aurais pu rester plus longtemps, vu qu’ensuite j’ai attendu dans P1060118 [800x600].JPGla gare, mais n’évaluant pas exactement les distances, j’ai préféré ne pas prendre le risque de louper mon train. Mon driver qui peut enfin en placer une est sympathique. Nous avons le même âge, sur la route il salue un de ses potes, on chache avec ses quelques faibles mots d’anglais un peu. Je lui explique que j’ai aimé Agra mais pas tous ces shops. Il semble compatir et je le soupçonne de désapprouver les méthodes de mon guide de l’après-midi. On passe par la « nouvelle » ville d’Agra lumineuse, qui a l’air sympathique. A lui je lui laisse un pourboire plus conséquent, histoire d’être bien ironique vis-à-vis de l’autre guide. Il semble reconnaissant.

P1060127 [800x600].JPGLa gare d’Agra est nettement plus calme à cette heure (19h et quelques) que le matin. Voire un peu glauque dans le hall, où je décide de rester le temps que mon quai se remplisse un peu. Je finis par me rendre sur la voie 2, me pose près de deux américains et leur guide de la journée (qui a l’air nettement plus sympathique que le mien !) à qui je demande si je suis bien sur la bonne voie, et comment trouver mon wagon. L’américaine et l’américain sont venus pour P1060156 [800x600].JPGun mariage à Delhi, et ont profité pour visiter la région. Elle vient du New Jersey, et lui de je ne sais plus où. Ce n’est pas un couple. Nous discutons rapidement de New-York, de leur mariage. New-York me manque, et à cet instant je savoure l’idée que je vais finir mon voyage là-bas, retrouver mon cousin par la même occasion, revoir Ayala et rencontrer son p’tit, voir Mon-saï et peut être Max. Manqueront Yogui et Amélie rentrés depuis à Paris.

 

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- A cet instant précis, je suis dans le train qui me mène de Shanghai à Beijing (il est 23h56, heure locale), penser à mes proches est agréable, dans un contexte où je me sens observée par les autorités du train dubitatives concernant le fait que ça fait un moment que je tapote sur mon ordinateur dans le couloir (où il y a des prises), plutôt qu’être enfermée dans ma couchette. Ils étaient plus avenants dans le train de Hong-Kong à Shanghai. Je regrette ma p’tite grand-mère et grand-père, fort chaleureux. Mes co-wagonistes sont deux hommes. Le premier a sympathiquement troqué ma couchette du bas pour celle du haut (je préfère), puis n’a plus ouvert la bouche. Le deuxième - arrivé plus tard -  a le visage fermé et dur, sans doute parce que le le fils ou parent de mon premier co-wagoniste avait squatté le lit du deuxième pensant que la couche était libre. Celui-ci a du attendre qu’on lui remette des nouveaux draps, ça ne lui avait pas plu. Depuis il arbore un visage sévère.

Les « autorités » du train ne sont pas hostiles, mais certain(e)s passent et repassent…Une femme à un moment donné était assise à côté de moi. Si elle attendait que je finisse, c’était sans se douter de la noctambule qu’elle voisinait. Elle est finalement repartie. Un homme en képi  - une sorte de contrôleur - vient de s’approcher de moi. J’ai cru qu’il voulait passer, me pousse. Il me fait un signe « non » de la main et jette un œil sur mon écran. Il m’a fait un grand sourire, quand je lui ai dit « it’s french »,  l’a constaté, puis s’est éloigné. Mon statut d’étrangère semble me protéger d’une investigation plus poussée alors que mon apparence d’asiatique lookée occidentale avec un casque sur les oreilles et un portable sur les genoux attire quelques regards interrogateurs. (Ici ils commencent souvent par me parler en chinois, avant de réaliser que je ne comprends pas un mot de ce qu’ils me disent) Un jeune garçon (environ 17 ans) vient de m’apporter une approche conviviale, puisque je viens de lui céder ma prise pour qu’il puisse recharger son téléphone que du coup je surveille (il est parti). –

 

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Sur la gare, des femmes assises par terre en rond, dînent. Plus loin un groupe de d’jeunes routard sont disposés en carré imparfait, les uns allongés siestent, d’autres lisent. Le train arrive, je suis assise à côté d’un Indien, et m’assoupit peu de temps après le départ. Envoi d’un SMS à Baldir pour lui préciser que j’arrive plus tôt que prévu à la gare.

 

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Deux heures après me voilà à nouveau à la gare de Delhi, beaucoup moins hostile que le matin, Je navigue entre les voitures pour trouver Baldir qui cette fois a une voiture-taxi (il m’explique que c’est aussi sa voiture, il est taxi depuis de nombreuses années en fait, quand il ne fait pas chauffeur privé). Je suis contente de le retrouver, et j’ai un peu la sensation d’être « rentrée à la maison » après cette journée mitigée à cause de mon guide à Agra. Je précise à Baldir de passer me prendre à 8h30 pour pouvoir prendre un p’tit déj avec Ludal, retrouve Anouck, essaie mon Saree qu’elle est allée chercher la journée (rigolade) et prépare mon sac. Dernier soir à Delhi, demain je pars pour Bangalore. Je suis assez triste de quitter Delhi, Ludal, Anouck, et toutes ces personnes rencontrées que j’aurais voulu continuer à découvrir. La perspective de retrouver Tonio adoucit mon départ.

 

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13:20 Publié dans Carnet de Bord, Inde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agra, delhi

Dimanche 29 mars - 13ème jour - Agra - 3ème partie : L'après-midi

P1050913 [800x600].JPG(à gauche le fort d'Agra) Et c’est parti pour deux heures insupportables, qui vont pas mal gâcher la journée. Il me traine c’était prévisible chez un premier marchand de marbre, tout en faisant de grands sourires et étant poli à l’excès. Je ne supporte pas ça, mais je reste aimable. Détail rigolo, avant que je n’arrive personne ne travaillait, il leur a demandé rapidement de se remettre au labeur pour la « démo ». Magasin de marbre, je fais mine de regarder en sachant que je n’achèterai rien. Jouons le jeu, un shop ça ne coûte rien. Après le marbre, j’ai droit au marchand de tapis, au bijoutier, jusqu’au moment où je m’énerve un peu en lui disant que je ne veux plus de magasin, que je veux faire le tour de la ville pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemble. On passe devant le Fort que je refuse de visiter, il fait trop chaud et l’entrée est encore chère (250 roupies) après les 750 du Taj, ça fait beaucoup.

On arrive finalement au Baby Taj Mahal, qui lui laisse présager d’un monument intéressant et va me libérer pour un temps de mon P1050973 [800x600].JPGguide hableur dont je ne supporte plus ni la présence, ni la voix. Manque de bol, pour je ne sais quelle raison il décide de m’accompagner ! En fait c’est parce qu’il pense qu’en étant toujours scotché à mes bottes il aura un pourboire plus conséquent, c’est tout l’inverse. Il ne reste pas longtemps à mes côtés, je m’éloigne, et tente de profiter de la beauté et discrétion de ce lieu. Encore une fois un gamin de 4 ans à peine me poursuit, c’est dur pour ça l’Inde aussi.

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Il fait une chaleur de dingue, je n’arrive pas à joindre mes amis suisses, et il me reste encore au moins 4h00 avant mon train du soir, et peu de choses à voir à Agra en réalité. (Pour info : une demi journée à Agra suffit largement !). Je tente d’appeler mon agent à Delhi, pour savoir s’il n’y pas moyen de prendre un train plus tôt, voire d’évaluer combien coûterait un chauffeur pour me ramener par le plus grand des hasards. Mon guide me propose de m’emmener à son agence pour me prendre un billet, ou me proposer une voiture. Je ne lui fais pas confiance, en outre je préfère passer par le même interlocuteur. Bilan des courses : impossible de changer de train sans perdre mon billet, et devoir repayer. Le driver serait de 2000 P1060003 [800x600].JPGroupies, on oublie. Je m’interrogeais sur ce que je pouvais faire, lorsqu’un sms providentiel de Stéphanie m’invite à les rejoindre à leur hotel/site où il y a un p’tit café. Presque sauvée par le gong. Je donne à mon guide la nouvelle donne, et celui-ci veut d’abord me lâcher à 16h (alors qu’initialement je l’avais jusqu’à 19h), et ne plus jamais revenir. Je m’énerve un peu lui rappelant ses devoirs, et négocie qu’il me dépose à mon rendez vous et revienne me chercher vers 19h pour m’emmener à la gare. Il baragouine je ne sais quoi à quelqu’un au téléphone, lui ne viendra pas (ouf) mais le conducteur oui. J’ai encore droit à une boutique de cashmere sur le chemin. Il m’exaspère vraiment. Arrivée, il me balance :

P1060010 [800x600].JPG«  - You’re very nice (toute la journée j’ai eu droit à des cirages de pompes) you know, some times some people give a tip, some don’t, but it is not a problem.”

Il m’a tellement agacée et je le voyais venir depuis le début, que je lui file 10 misérables roupies (car naturellement à chaque shop visité il a touché une com’). Et soudain il est nettement moins aimable en arguant :

« - Ten ruppies ?? !

- You know you earned more in all your shops…."

Fin de la discussion, celui là oublié contrairement à ceux que je vais croiser dans le sud…

 

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12:53 Publié dans Carnet de Bord, Inde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agra