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26/02/2011

Il y a des voyages dont on ne revient jamais...

IMG_4026.jpg(Buenos Aires à gauche) Depuis le 7 octobre 2009, j'ai laissé ce blog inachevé, incomplet, suspendu au temps.. Il y a des voyages dont on ne revient jamais, 26 février 2011.. Je suis revenue à Paris en Août 2009, j'ai encore l'impression que c'était hier, tout en ne pouvant que prendre acte des changements incroyables qui ont eu lieu dans ma vie depuis ce voyage qui ne peut laisser personne indifférent.

En ce moment, d'autres vivent cette expérience... Je ne les envie pas, je revis à travers eux, je me souviens. Une était au Népal la dernière fois où nous nous sommes croisées par hasard sur Skype. Elle est partie en couple. D'autres sont en ce moment en Amérique Latine, je les ai croisés au début de leur périple en décembre dernier à Buenos Aires.

Revenue à Paris, la vie a repris son rythme effrené, ses ami(e)s, pourtant les perceptions ne sont plus les mêmes. Je n'ai toujours pas fini de trier les centaines de photos prises pendant ces mois. Je n'ai toujours pas monté mes séquences vidéos. Parfois, je reviens sur des albums passés sur FB, furtivement. Je me souviens.

De ce voyage il m'est resté énormément de bonheur... Des ami(e)s déjà, que ça soit d'Inde, de Chine, du Japon ou du Vietnam. Ceux et celles qui ont traversé ma vie à travers les continents, et revenu(e)s à Paris, ou de passage ici, sont resté(e)s, se sont intégré(e)s à mon quotidien... La magie des rencontres. Les hasards. J'ai "quitté" mon poste quelques mois après. "Quitté", car étant très attachée aux gens encore une fois, je suis toujours dans mes anciens bureaux, où depuis j'ai développé mes propres activités. Difficile de "revenir" dans une "même" vie après une telle expérience.

Initialement j'aurais voulu m'expatrier loin des miens, pour continuer à vivre ce rêve éveillé. Les circonstances IMG_5077.JPGm'ont fait rester à Paris. La conscience paradoxale que malgré cette sensation intense que l'on ressent chaque jour au cours de ce type de voyage, l'essentiel n'est pas uniquement dans son épanouissement personnel... L'essence... (sur la route de San Agustin de la Valle Fertil à droite)

Ce besoin d'ailleurs, ce besoin de partir, ce besoin de se retrouver seule aussi souvent,  découvrir les gens, le monde, le contact demeure néanmoins intact. Cette liberté à laquelle nous goutons une fois, on ne peut se laisser à nouveau enfermer, ou difficilement.

Depuis... Depuis j'ai poursuivi mes escapades. Droguée. Bologne, Helsinki, Tokyo à nouveau tant les gens et la ville me manquait... et des nouvelles rencontres magnifiques au cours de ce voyage à nouveau. Puis, Marrakech, Abu Dhabi, Oujda, Prague... Janvier 2011, j'ai entrepris d'achever mon parcours inachevé par étapes. Argentine, Uruguay.

valle fertilL'Argentine est un pays fabuleux. Je me suis interrogée  plusieurs fois... Comment aurais-je perçu le pays si je l'avais découvert à l'époque ?  Un autre état d'esprit, d'autres moyens financiers, une autre perception assurément.  Depuis mon retour, je reviens sur les "lieux" du crime qui - quelque part - me permettent de voir ceux et/ou celles à qui je me suis attachée durant ces mois... Mais aussi de prendre conscience du temps qui est passé.(Valle Fertil, à gauche)

Revenir à Buenos Aires qui était l'avant-dernière étape de mon long périple était très agréable. Je n'ai jamais vu autant de nuances de vert que dans ce pays. Voyageant seule aussi au début de cette escapade d'un mois, on retrouve vite ses réflexes. Des rencontres à Mendoza, des voyageurs, des locaux... Le calme de la Valle Fertil, le charme de Salta... Les roches baignées de lumières incroyables sur la route de Cafayate. Ce magnifique intérieur d'église conçu comme une coque de bâteau renversé à Cordoba... Le show off de Punta del Este, mais aussi les paysages proches des landes, les couchers de soleil qui vous ensorcellent pour finir dans une station balnéaire locale balnéaire à Punta del Diablo. Des rencontres encore... Toutes nationalités. J'aime. 

 

punta del este

 

Puis... le plus saisissant, impressionnant, émouvant...  Les chutes d'Iguazu. "Voir Iguazu... et mourir", comme le titre de la bande dessinée. Je n'ai cessé de me répéter cette phrase. Iguazu... 

 

iguazu

Un jour peut-être vais-je compléter les récits de ce voyage-là, mais les narrations a posteriori ne sont que des sensations qui se mélangent aux souvenirs. Qu'importe au final. Je vais repartir un jour, c'est une quasi-certitude... Pour un autre voyage, différent sans aucun doute, seule ou accompagnée peut-être. Vivre non pas la même chose, mais bien au contraire, autre chose.... Un jour, ça viendra. A nouveau. Encore une fois.