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31/08/2009

Paris, 20 Août 2009, 13h30... (suite)

montorgueil 1.jpgParis, 31/03/08... Qu'est ce qui m'a pris ce matin-là quand je me suis réveillée ? Pourquoi ce jour-là, plutôt qu'un autre ? Pourquoi alors que j'avais ce projet depuis longtemps me suis-je dit c'est aujourd'hui ou jamais ? Personne ne le saura jamais. Toujours est-il que pour autant, je me souviens parfaitement du sentiment éprouvé ce matin-là lorsque mon réveil a sonné. Les yeux grands ouverts dans mon lit, j'ai regardé le plafond. C'était le moment de l'annoncer. L'annoncer pour ne plus reporter. L'annoncer pour ne plus reculer. L'annoncer pour que ça ne devienne concret. Il était temps que je parte.

Paris, 21/08/09... Après le déjeuner, Francesca rentre travailler ce qui somme toute semble assez bastille.jpgnormal, alors qu'Audrey et moi décidons de traîner vers un autre café rue Montorgueil. Je poursuis ma lubie de "tourist in Paris" en me comportant comme telle (prendre des photos de tout). Quel plaisir ces terrasses parisiennes ! J'en ai rêvé durant tout mon voyage, flâner à ces cafés, et observere les gens qui passent en papotant de tout et rien. Les cafés de Paris, un véritable art de vivre... .

Paris, 31/03/08.... J'arrive et j'annonce que je pars. Comme c'était un projet annoncé bien des années avant, la première question que j'ai eu c'était : "pour combien de temps ?". De là me dire encore une fois combien j'ai la chance de travailler avec une équipe pareille. Immédiatement après pour être certaine que j'ai bien dit cela, je l'annonce à mes proches. Le soir je rentre chez moi, réalisant soudain ce que j'avais annoncé. Pas vraiment paniquée, mais plutôt :"Maintenant je n'ai plus le choix, je l'ai dit, je le fais". Sans trop savoir par où commencer.

Paris, 21/08/09... J'avais déjà décidé d''aller surprendre Fab, alias Shrimp ou A. G., qui était venu me rejoindre au Japon (je crois que je ne réalise toujours pas qu'il est venu me rejoindre au Japon) à son travail avec la complicité d'Audrey. à son travail. Direction son taff. On l'attend et sa première réaction à lui était "tu fais chier j'ai posé mon lundi" (j'adore ;)) ! parce que je lui avais effectivement fait croire que je rentrais lundi..). On s'embarque pour une balade voiture où on droppe Audrey près des halles. J'ai droit à une p'tite heure avec mon ami - trop bien - avant que je ne doive le laisser à ses autres rendez-vous. Je filoche chez mon futur coloc', et on dîne au même italien où nous avions diné quand je lui avais annoncé que j'allais partir pour mon TdM. La boucle était bouclée, avec une délicieuse entrecôtparis.jpge 4 fromages (raaaah le fromage c'est ce qui m'a le plus manqué pendant ce voyage ;)), tagliatelle fraîche.

Paris, 31/03/08...  Je me sens libérée d'avoir enfin donné une date pour mon voyage.

Paris, 21/08/09... après avoir diné avec mon futur coloc, je roule. Paris est si agréable par ce temps et la nuit reste le meilleur moment pour apprécier la ville. Pas fatiguée (un peu décalée et le bonheur de vadrouiller de manière nocturne dans la ville), j'appelle Tibodim. Réaction immédiate. Il réalise de suite que je suis rentrée, content. A une fête, il est sur le point d'aller à une autre fête... (ça me rappelle mes soirées parisiennes, les multi soirées). Je le retrouve dans le 14ème près de Raspail, et l'embarque pour lui servir de taxi. (et ça me fait conduire encore dans Paris, le bonheur). Nous faisons un crochet via le 13ème arrondissement pour prendre de l'essence et nous tombons nez à nez avec une porsche qui flambe et les pompiers intervenants. Curieuse soirée.

Paris, 01/04/08.... J'ai tracé mon premier parcours théorique. 17 enseigne.jpgdestinations. Avec le recul je me dis que c'était du grand délire. L'Inde 10 jours alors que même au bout de 3 semaines je n'ai eu qu'un aperçu de l'Inde. Chine en 15 jours, alors que j'ai déjà passé 10 jours à Beijing. Vietnam 15/20 jours.... au final j'y aurais passé 1 mois et demi. Japon 15 jours... j'y suis restée 1 mois et quelques jours mon premier séjour, et 2 semaines et demi pour le deuxième séjour... Bref, amusant de relire cela a posteriori...

Paris, 21/08/09.... Je rentre après avoir déposé Tibodim à E. Marcel (j'y serai passée beaucoup de fois ce jour). Je reprends mes marques en conduisant dans Paris, mais je n'ai pas encore réalisé que je suis rentrée...

La suite demain....

....(ou après-demain... indulgence je babysitte mon neveu et ma nièce en ce moment ! )

28/08/2009

Paris, 20 Août 2009, 13h30....

IMG_2944.JPGParis. 20/08/09....13h30, je débarque avec 2h00 de retard, sans avoir prévenu presque personne, volontairement. La plupart de mes proches ne m'attendent que fin août, la version officielle étant le 02/09...

Paris, 17/03/09... je t'ai quittée comme j'ai quitté tous mes proches ce jour-là avec un sentiment mixte de tristesse et de soulagement... Ce besoin d'ailleurs que j'avais tant. Ce besoin des autres cultures, des découvertes, des surprises. Ce besoin de partir loin, pour ré-apprendre à voir, à écouter, à ressentir....

Paris, 20/08/09... Paris, je t'aime, et tu es sans aucun doute une des plus belles villes du monde. Je le savais déjà en te quittant, et malgré ces milliards de magnifiques choses que j'ai pu voir durant ces 5 mois et demi, tu restes indiscutablement une merveille et je comprends pourquoi tant d'étrangers te rêvent. Ces monuments, ces pierres, cette histoire... Je te re-découvre de manière iréelle dans le taxi qui me mène de Roissy Charles de Gaulle au XVème arrondissement. Le chauffeur marocain, fort agréable, me fait passer par la place de l'Etoile, les quais... Il est mon premier contact réel après ces mois de séparation, hormis le douanier qui a décidé de me faire ouvrir mon sac, me laisser passer avec mes 10 cartouches de clopes pour mes ami(e)s... Vidage qui m'a valu de faire tomber mon appareil photo, l'écran se brise, ça devait être son destin d'être là uniquement pour mon voyage. J'utiliserai mon autre appareil en attendant d'en racheter un nouveau. Paris en Août est agréable, le temps est splendide, le ciel aussi beau que le jour de mon départ.

Paris, 17/03/09... alors que le taxi me mène du XIVème vers l'aéroport, je ne sais pas encore que je vais vivre une des expériences les plus IMG_2697.JPGincroyables de ma vie, les souvenirs... Je me doute que ça va être sans aucun doute quelque chose de génial, mais je ne pouvais pas imaginer tout ce que ça allait m'apporter. Le voyage d'une vie.... Il débute cet après-midi là.

Paris, 20/08/09..., je dis "Au revoir" à mon taxi, et me dirige vers l'appartement de mon ex-coloc et un de mes meilleurs amis qui sont en vacances mais de mèche, pour avoir un havre de paix solitaire le temps que je reprenne mes marques. Je ne réalise pas trop ce qui se passe. Avant d'embarquer à JFK la veille, j'étais plutôt excitée et heureuse à l'idée de revoir mes proches qui m'ont tant manqué pour certain(e)s. Arrivée au dessus de Paris que j'aperçois de l'avion, les larmes montent, je réalise que c'est fini pour cette fois-ci, grand sentiment de tristesse. End of this first adventure.

Paris, 17/03/09... Je me souviens lorsque j'ai passé les douanes, l'embarquement... Ca y est je pars. Je n'y crois pas, ce jour est arrivé, je pars. Annoncé presque un an auparavant. Et j'y suis. Je ne réalise pas. Les derniers mois ont été très denses, tout s'est enchaîné incroyablement vite.... Abut Dhabi, l'expo, les déménagements, soirées après soirées... Tous ces pots de départ, tous mes ami(e)s en si peu de temps... Une vie d'excès à 2000 à l'heure. Et maintenant j'étais là, seule, laissant tout le monde derrière moi, décidant d'appuyer sur le bouton STOP de ma vie durant quelques mois. Un luxe. Le luxe de dire stop. Le luxe de dire j'arrête. Le luxe de prendre son temps.

Paris, 20/08/09.... Cette journée est sous le signe du dé-phasage. Que fais-je ici ? Suis-je bien rentrée ? Une douche, repartir, des choses à régler. Mon appartement est sur le point de se vendre, passer chez mon agent immobilier pour les papiers pour le notaire. Repasser dans mon "vrai" appartement. Etrange. Excepté le bazar laissé par mon ami qui loge chez moi depuis mon départ, tout est en place. Mon appartement est tel que je l'ai laissé et pourtant tant de choses se sont déroulées depuis. J'ai ce sentiment des retours de vacances quand j'étais gamine après les 2 mois passés ailleurs. Excitée à courir dans les escaliers vers ma chambre. Le courrier de mes ami(e)s, mon jardin, ma maison.... Revenir "chez soi". Mais où est mon "chez moi" ? Me voilà volontairement hors de chez moi dans ma propre ville, je poursuis mon voyage. J'ai décidé d'être une touriste à Paris aussi pour quelques jours au moins.

Paris, 17/03/09... Dans l'avion j'écris à Lita. Je lui écris déjà. Je vais souvent  lui écrire durant ce voyage, à chaque nouvelle ville/étape.  Lui envoyer des "morceaux" de mon voyage, des tickets, des papiers, des jeux de pistes, des cartes.... La faire "vivre" un peu avec moi de manière classique. Le courrier. Ca se perd de plus en plus, pourtant une lettre ne procure pas le même effet qu'un e-mail. Je perds le carnet à feuilles détachables qu'elle m'a offert dans ce premier avion qui fait escale en Finlande. Le premier courrier sera lu ou pas par un(e) inconnu(e) ça devait être son destin. La finlande semble depuis l'avion un joli pays. J'irais un jour. Pas cette fois, ma première étape est Delhi.

IMG_2713.JPGParis, 20/08/09... Je réalise soudain que je ne suis plus à Tokyo, alors que j'ai quitté le Japon le 06/08/09. Il y a souvent eu un délai de prise de conscience dans ce voyage qui arrivait après le départ. Les dernières semaines ont été si denses, que je n'avais pas encore complètement réalisé mon départ de Shinjuku. Nouveau coup de blues. J'ai mon futur coloc au téléphone, qui ne me croit pas d'être déjà à Paris, j'appelle Broc' pour que nous nous voyions le soir. Il me retrouve à l'appart', on se commande un Lotus Bleu (oui après des mois d'Asie j'ai encore envie de manger asiatique). Sa réaction : "t'as changé de visage.. ah oui t'as les cheveux plus longs" (;) sacré observation ;)).

Paris, 18/03/09... J'arrive à Delhi, voilà les premières impressions.

Paris, 21/08/09... Aujourd'hui, j'ai rendez-vous pour déjeuner avec Patrice D. qui fait partie des personnes qui m'ont le plus suivie tout le long de ce voyage. Il travaille près de mon bureau, nous avons nos "habitudes", Le comptoir de Mme Tomate dans le 2ème. Je prends la voiture et apprécie le beau temps, le fait que les Parisiens ne sont pas encore rentrés. Paris l'été par ce temps c'est absolument génial. Arrivée vers 13h, je surveille de temps en temps que les gens avec qui je travaille ne débarquent pas pour pouvoir aller les surprendre aussi. Ma famille attendra le retour de ma soeur, son mari, les enfants le 26/08/09 à l'aéroport de Roissy où j'irais les chercher. Agréable d'être avec Pat, il sait de quoi je parle quand j'en parle.

Je reprends mes marques. Je me dirige après le déj' vers mon bureau. Dans le hall, je croise d'abord Francesca et encore aujourd'hui je regrette de ne pas avoir pris sa photo. Comme dans les films, arrêt sur image. "Mais... qu'est ce que tu fais là". Trop sympa. Je monte, Vince est très zen comme s'il m'avait vu la veille. Bellâm est ... sans voix. Betanum croit que je suis une cliente au début... J'appelle Audrey qui, elle aussi, tout comme Patrice D, m'a suivie régulièrement. Same but not same.... as she said. Elle nous rejoint Francesca et moi au Café Etienne, où je vais accompagner le déjeuner de Francesca d'un crêpe....

Suite demain.....

11:20 Publié dans Carnet de Bord, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris

26/08/2009

Darwin, Australie, 13h01.

(note publiée a posteriori - date du 8/08/09)

P1160024.JPGThe Coffee Club... nom du bar/café/restaurant où j'ai élu domicile pour la demi-journée en attendant que Nanie et Fab arrivent à Darwin... Me voilà à présent plus proche de la fin de mon voyage que du début... et je vais continuer de publier le carnet de bord, même une fois rentrée en France, ce qui permettra de prolonger un peu le voyage, et surtout parce que je n'aime pas commencer sans finir. Vous avez donc (pour votre plus grand (dé)plaisir, encore quelques mois de notes devant vous.. à suivre comme une sorte de mini-(inintéressant)-sitcom. Quelques happenings vont agrémenter ce blog pour ne pas que je sois mono-loguiste.

Me voici donc à Darwin, après avoir atterri hier matin à Sydney après un vol d'environ 9h30, où fort heureusement j'ai réussi à chopper une place de première rangée ce qui pour les jambes est quand même beaucoup plus comfortable qu'être confinée dans les micro-espaces des classes économiques. Débarquée vers 6h00 et quelques, j'ai soudain eu la joie de retrouver les longues attentes et la désorganisation "western" après l'ordre japonais. Soudain je me suis projetée à mon retour à Charles de Gaulle où ces passages de douane peuvent être aussi bien ultra rapides que très longs. Soudain après ces mois en Asie, me voilà revenue à un mode de vie "occidental", très proche des Etats-Unis ce qui ne me dépayse pas trop ayant eu la chance de pas mal parcourir le continent américain. Ce retour vers l'Ouest sonne le retour, et étrangement, bien qu'ayant parlé anglais à Tokyo - et comme c'est souvent le cas les premiers jours où je débarque dans un pays - spontanément me viennent des "Arigato Goseimas(u)", "Sumimasen", "O genki des(u)ka" et autres formulations courantes japonaise...

Bref, une fois les formalités passées, et après avoir changé de terminal (pour le vol domestique du soir), collé mon backpack au luggagesP1150802.jpg storage, j'ai filé via le train vers Sydney, sans trop savoir où j'allais. Je finis par descendre près du port, ayant envie de voir la mer. Il fait un temps magnifique, mais très frais (comparé à Tokyo), me voilà avec une veste, un pull, et mon étole indienne en cashmere. Sydney doit être une ville agréable à vivre, je ne vais y être que pour 3 jours en tout, en touriste 200%. Débarquée sur le port, je déambule calmement le long du port pour trouver un p'tit café, histoire de bruncher. Le pont de Sydney et le fameux opéra soudain sous mes yeux... Magnifique. Bien que vu maintes fois en photo, l'opéra "en jette". Je m'installe sur les marches pour pouvoir apprécier la chaleur matinale du soleil, les gens avant de repartir vers un café aperçu sur les quais. Bonheur simple. Je me commange un huge brunch, et je me pose à apprécier le temps qui passe... Je ne me lasse jamais ce ces instants que ça soit au Café Orlin de East Village (NYC), ou à ce petit restaurant de Hoi An... Regarder les gens, ne rien faire si ce n'est regarder. Miracle, il y a une connection wifi free. J'en profite pour envoyer mon numéro de tél australien à Nanie via FB, et je choppe Hervé en skype avant qu'il ne parte au travail, ce qui me permet de lui montrer via la webcam où je me trouve. La technologie a du bon. Trop rigolo d'être en liaison avec Tokyo où j'étais encore la veille et maintenant... ici. C'est un rêve éveillé que je fais chaque jour depuis mon départ.

P1150880.jpg

Darwin me fait penser à une de cette ville du fin donc des Etats-Unis, ambiance road trip. Pas grand chose à faire, pas particulièrement belle ville, mais cette ambiance so "us". Il fait une chaleur de dingue et il n'y a grossièrement rien à faire. La ville n'est pas jolie. je suis arrivée hier soir après avoir siesté dans les jardins botaniques de Sydney une bonne partie de l'apres-midi avant de retourner à l'aéroport pour prendre mon vol intérieur de nuit. Curieuse ambiance de débarquer en pleine nuit dans cette ville où des navettes sont continuellement organisées pour mener de l'aéroport à votre hotel/auberge de jeunesse. Ne restant qu'une demi nuit, j'ai pris l'option très roots, backpackers. Pour mes 3h00 de sommeil ça suffirait amplement. Levée tôt ce matin, j'ai tenté d'explorer Darwin, mais c'est décidément une ville de passage plus qu'une ville à visiter. Me voilà donc à attendre que Nanie et Fab débarquent de leur long road trip Melbourne-Darwin... Revoir pour la première fois des gens aussi proches (nous nous connaissons depuis le collège/lycée) va certainement me faire bizarre, tout en étant si "naturel", privilège des ami(e)s de longues dates... Je ne réalise pas encore ce qui se passe.

Je ne réalise pas encore les mois laissés derrière moi. Je ne réalise pas encore que je suis en Australie et que j'ai quitté le Japon, l'Asie. L'Asie me manque déjà, bien que j'en sois à peine partie. Je regarde au-delà de l'Est vers ce qu'on appelle l'Ouest... Bientôt le retour.