Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 15.07.09 // Departure from Saïgon.... | Page d'accueil | Vendredi 3 Avril - 18ème jour - De Hampi à Kochi en passant par Bangalore »

30/07/2009

Tokyo, 2nde session....

P1130785.jpgIt is already one week that I have came back in Tokyo... more than a week in fact... Will leave next thursday to Australia and I was so lazy to write a note on this blog. So lazy or so... I don't  really know in fact. I just take time to enjoy every seconds as I know that my trip is getting on its end.

I can't hardly realize all what has already be done... I can't hardly believe how lucky I was since the beginning of this travel. Sometimes I don't understand why and how the people I have met have all  been so welcoming, wonderful, helpfull.

Coming back to Tokyo after Saigon was so strange, as I was coming back in a city I already discovered and that in one month in a half in Vietnam I have lived so many things, whereas my friends here didn't saw (for most of them) the time going on.. Daily life. I remembered this very strange feeling at Narita's airport. Excited to see again my friends, quite perturbated by the huge cultural change between Sapa, Hanoi, Vietnam and Tokyo... and felt like I was coming back "home". I could see that my first crush to Tokyo was not ephemere but real. Japanese culture is so complex that it would take years to start to understand everything. Same feeling when I was in India....

For all my international friends and french expatriates) that have crossed my life since now, I want to tell them a huge "THANK YOU". Thanks to each of you, my journey have been so much richer thanks to you. One of my wonderfulest birthday's present was to see that most of the people I have met were still around (via FB) and that's was true relationships, even if we don't really know when we will be able to see all each other... But whenever will be allright. I already know that I will try my best to come back on some places or visit my europeans friends that I have met during those last months... Munich, Barcelona, Ireland, Switzerland, Croatia, ... Canada if I can as well...

I think this is the only thing which is on my mind nowadays and probably the reason why I don't really know what to write. This was/is such a crazy experience that words are missing... But I will update my blog with India (as promised.. what you're gonna be able to read just after). I write in french as well now, because I need to express some stuffs I can not in english (no in fact I could but feel a little bit lazy ;))...

Voilà donc retour à la case Tokyo. Depuis quelques temps mes proches n'arrivent plus à suivre mon parcours et je les comprends car j'ai P1140436.jpglaissé une place à l'improvisation et au feeling depuis mon dernier passage tokyoite. Au final durant ces 5 mois et demi (presque 6) j'aurais parcouru beaucoup moins de pays que prévus initialement (Inde, Chine, Japon, Vietnam, rapide passage en Australie, Argentine et New-York), mais je ne regrette absolument rien.

Sans doute vu de l'extérieur, ça parait moins "fabuleux" qu'un "vrai" tour du monde... Si j'avais eu plus de temps, j'aurais bien entendu accompli ce "semi-tour" de manière moins orientée sur l'Asie quoi que... La fin de mon voyage approche et naturellement je commence à tirer le bilan. C'était excessivement pénible au Vietnam de réaliser que j'allais "bientôt" rentrer. Il y a eu un passage à vide, cette réelle non-envie de rentrer. Pas de suite, pas aussi tôt. Trop tôt. Désormais, le chemin s'étant fait psychologiquement (je me suis imposée d'y réfléchir), j'aborde mon retour avec plus de sérénité, même si je sais déjà que ... rien ne sera plus comme avant, et c'est normal.

Je ne cesse de m'étonner chaque jour de cette incroyable aventure, de la chance inouïe qui m'a accompagnée tout le long de ma route principalement les rencontres... Les rencontres qui ont fait de ce trip, une incomparable aventure humaine. Des regards, des échanges, des visons du monde différentes. On change... On se rend compte de certains changements flagrants, mais il y a surtout ces milliards de détails, des quotidiens qui nous ont façonnés sans que nous le réalisions dans l'immédiat, mais dont on se rend compte en discutant avec ceux/celles qui sont "resté(e)s". D'autant que le temps ne s'est pas arrêté non plus pour notre entourage ce qui rend les décalages d'autant plus étranges parfois. Ce n'est ni négatif, ni positif, c'est ainsi.

Comment aborder mes proches lorsque je vais rentrer ? Cette très naturelle question qui déjà revient en permanence : "Alors comment c'était ? T'as vu/fait quoi ? Raconte !"... Raconter quoi au juste. Raconter l'inénarrable ? Raconter les odeurs, les sensations, le climat, l'atmosphère, les gens, les sons, les goûts  ? Alors, on reste sans voix devant un auditoire frustré désireux qu'on le fasse rêver ... Rêver à ces paysages exotiques, rêver à ces étrangetés, rire aussi de nos mésaventures lorsqu'il y en a, rêver de ces monuments qu'on a vus dans des films, des reportages ou des livres... C'est une requête légitime.

P1130750.jpgMais lorsque nous devenons voyageur(geuse) et non touristes, nous savons que l'essentiel n'est pas/plus là... Alors raconter les monuments, les paysages  semble au final très superficiel, car ce qui marque le plus dans ce type d'aventures, c'est bien entendu des beaux panoramas, et des "à voir", mais c'est surtout la vie au quotidien, c'est tout ce qui - sans que nous nous en rendions compte - fait que nous revenons avec une vision différente de concevoir la vie... Il y a un "avant" et un "après" mais pas nécessairement perceptible par nos proches. Car, nous/je sommes/suis toujours la même en apparence. Les traits fondamentaux de caractères n'ont pas changé et pourtant..

L'expérience est similaire pour les expatrié(e)s longue durée. Il y a toujours cette attente de la part de nos proches de "Quand tu vas revenir ça va être cool, on va pouvoir faire ça "comme avant""... Ce fameux "comme avant" qui est compréhensible mais impossible à concrétiser, enfin je crois. Déjà parce qu'après un tel voyage on ne veut pas un "comme avant" identique à ce qui était avant. On garde des choses, mais on en change d'autres. C'est plutôt rassurant quelque part aussi. Je comprends mieux certain(e)s à présent, même si je percevais déjà ces subtilités... Mais sans les avoir (re)vécues, on oublie parfois. C'est sans doute pour cette raison aussi que certain(e)s ne rentreront plus jamais en France. Non pas que la culture, la vie, le pays, les proches ne manquent pas. Car naturellement ça manque. Mais c'est plus parce qu'à un moment donné, les cadres nationaux paraissent trop restreints pour évoluer, particulièrement au niveau des modes de pensées. On n'y peut rien, ça s'impose de cette manière là. Ca dépend aussi des âges bien entendu, des envies du moment.

Le derniers mois va défiler... Très heureuse de retrouver les proches, très heureuse aussi de retrouver les gens croisés au cours de mon voyage revenus à Paris, très heureuse revoir Paris que j'aime tant, et la culture française mais.... l'International est une drogue forte à laquelle il est si doux d'y céder. Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage....

14:13 Publié dans Déambulations, Japon | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : tokyo

Commentaires

SSWFYC
(Some Sweet Words From Your Coach...) :-)

"Le derniers mois va défiler... Très heureuse de retrouver les proches, très heureuse aussi de retrouver les gens croisés au cours de mon voyage revenus à Paris, très heureuse revoir Paris que j'aime tant, et la culture française mais...."

??????

A penser à se qui va se passer dans un mois (à ce qui se passera vraiment ou pas d'ailleurs) une part de toi se serait-elle déjà échappée du présent ? As-tu tellement envie de vivre le présent à moitié jusqu'à ton retour ?




Eloge de l'impermanence... :-)

Oui, c'est justement parce que ce que tu vis a quelque chose à voir avec "le non-faire" (le ressentir, l'être, y compris des constellations entières d'expériences émotionnelles) autant qu'avec le faire que "raconter" (au retour et même avant) est un exercice difficile... D'ailleurs comment savoir à l'avance ce que les autres auront envie de savoir, d'entendre et comment savoir à l'avance ce que toi tu auras envie de raconter ?


En partant, tu n'as consigné ici rien ni personne dans un placard avec naphtaline et conservateur... Alors ne crois-tu pas que, peut-être, tu découvriras que le changement existe de toute part... Le changement, parfois, est flagrant, parfois il est subtile, parfois il se claironne, parfois il se tait, parfois il se partage, parfois il s'économise ou consent à s'exhaler avec parcimonie... now or later...


Ne crois-tu pas que quand la question du "comme avant" se pose, cette préoccupation concerne autant celui qui "reste" que celui qui "part et revient" : nostalgie du passé et aussi incertitude ou peur de l'après.

Ah ! l'ambivalence de l'absence !

"Comment vais-je les retrouver ? comment vais-je retrouver ma place auprès d'eux ? ont-ils pensé à moi ? seront-ils heureux de me revoir ? m'ont-ils oublié ? ont-ils connu, aimé d'autres gens ? qu'ont-ils fait, vécu, découvert (sous-entendu sans moi) ? et que peut-être il ne me raconteront pas...


Il y a parfois chez celui qui part une petite portion de vanité à croire que la vie s'est arrêtée ici au moment où cet "ici" a disparu de son champ d'action ou de son champ de vision...

Parfois. Pas toujours. ;-)

bisou

Écrit par : Pascale | 30/07/2009

Répondre à ce commentaire

Trop forte la coach :)
non c'est qu'il y a surtout des choses dont je ne peux pas encore parler ici...

Écrit par : Lau | 30/07/2009

Répondre à ce commentaire

mais sinon je te rassure je vis très bien dans mon présent..
Ce n'est pas vraiment une anticipation en fait c'est un constat réel par mail la réaction des "autres" :) (pas tous les autres bien entendu mais des autres)Je n'ai pas peur de revenir pour trouver "ma" place en fait j'en veux plus de "ma" place ;) :)

Écrit par : Lau | 30/07/2009

Répondre à ce commentaire

Les changements arrivent aussi par d’autres voyages qui ne sont pas une succession de découvertes de nouveaux paysages et de nouvelles façons d’être, en effet. Il y a dans le quotidien des sources de bouleversement, subtiles ou pas.
Mais la particularité de ce voyage, c’est le caractère du bouleversement : intense, multiple, omniprésent. L’exaltation tous les jours, on n’en ressort pas indemne.
Alors certainement revenir sera difficile. Et frustrant. Si jamais cela ne s’estompe pas, tu sais ce qu’il te reste à faire.

Écrit par : Adrien | 31/07/2009

Répondre à ce commentaire

Yes I KNOW ! ;) :) ....

Écrit par : Lau | 08/08/2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.