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23/03/2009

Vendredi 20 Mars - 4ème jour - Delhi

P1040339 [800x600].JPGAnoup (my driver) au taquet dès 10h30… sauf que je pensais qu’il me disait qu’il arrivait du coup vers 11h30 je l’appelle et en fait il était déjà en bas ! Ça faisait une heure qu’il attendait. C’est ça aussi l’Inde. Un conducteur français aurait déjà rappelé bien avant. Lui il attendait tranquillement que je daigne descendre sans s’agacer ni s’énerver. Anouck et Karan sont partis faire un autre examen pour savoir si Anouck peut prendre l’avion et donc revenir vers l’Europe avant son 7ème moi. Un système de cadenas sur la porte a été trouvé étant donné qu’ils n’ont qu’une seule clé pour la porte, mais 2 clés pour le cadenas. J’hallucine qu’Anoup ne se soit pas du tout manifesté, ils sont paisibles ici.

Cette fois-ci, nous allons suivre ce que je voulais initialement faire la veille. A commencer par trouver un bureau de change avant d’aller chez le Fabindia de Greater Kailash – plus grand selon Anouck – pour aller acheter mon saree. Je lui dis donc d’aller vers Kailash Market, ne sachant pas où se situe exactement le Fabindia. On atterrit sur une première petite place avec des boutiques autour, des p’tit commerces, enseignes indiennes. J’ai des doutes sur l’emplacement mais je sors faire le tour de la place histoire de voir ce qu’il y a malgré tout. Je croise une dame.

« Where is Fabindia, please ? »

« It’s not her’, it is further, in the N block. You’ll go drivin’, and you ask for N block. There Fabindia is famous. You’ll find it.”

Et me voilà reparti avec Anoup vers une autre place. Il me lâche en face de Fabindia décorations, une autre placette. Je sors, et je me mets en quête d’un endroit où changer mes euros. Rien autour de la place à nouveau. Je décide de remonter une rue me disant que je vais finir par trouver une banque. Je traverse ainsi le quartier de Kailash, qui est résidentiel comme déjà dit dans une autre note. Des maisons, c’est calme, c’est (presque) propre, il y a des voitures devant chaque maison ou des garages vides. Je vais à droite, à gauche, je vais au bout de la rue apercevant derrière les grilles qui ferment le quartier résidentiel le soir, la « vraie » vie des rickshaw qui passent, des piétons, des klaxons.


Dès que l’on sort de cette zone privilégiée on retomber dans le Delhi mouvementé, avec les ateliers divers à même la rue, les marchands P1040361 [800x600].JPGambulants… Je remonte encore, toujours rien. Droite, Gauche. Je décide de revenir sur mes pas par un autre chemin. Re-travers-age du quartier résidentiel. Penaude mais contente de ma micro-balade, j’arrête une autre personne pour lui demander où trouver un guichet de change. « M-sector »…Je retrouve Anoup, direction M-Sector. A chaque fois que nous quittons un « parking » c’est 10 roupis (pour info).

Le « M-sector » n’a rien à voir avec le N sector ou le précédent market. Ici j’ai l’impression d’être sur le marché aux marques ricaines, ou occidentales, avec ci-et-là quelques p’tits commerces locaux qui me font plus penser à ce qu’on peut trouver rue St Denis. Pizza Hut, Subway, Lee Cooper, Nike ... Si ça se trouve il y a le « diététicien » de Nath dans le coin aussi. Pourtant peu de touristes, plutôt population locale qui traîne, s’arrête pour acheter ce jus de fruit fait sur place que naturellement je ne prendrai pas, dévore une glace douteuse. Bref. J’erre encore, et je finis par voir au loin une enseigne « Here we change money », ou truc du genre. C’est une boutique de parfum, cosmétique en tout genre, qui vent aussi des sous-vêtements… Etrange de se dire qu’on peut changer de l’argent ici. Mais au fond de la micro-boutique, un Sikh, bagouse énorme au bois, fait défiler dollars, euros, roupies et autres monnaies devant trois américaines devant moi. Ca doit être le bon endroit. C’est mon tour, je veux changer 100 euros. (Depuis le début de mon séjour, jusqu’à aujourd’hui (Lundi 23 mars), j’ai dépensé moins de 200 euros, fringues inclus, cartes téléphones etc etc).

« Is it 64 euros ? ». Il a mal compris, il pense que j’affirme.

“Never say that in India, miss”, avec son grand sourire. Il m’est plutôt sympathique. “If you say 64, he will give you 64, and you will lose money, becaus’ today, see (il me montre l’ordi connecté à internet), it is 68. I’m honest, but the others might not be like me. You must never say the first number to an Indian, let him say the first, and after you discuss.” Ce grand monsieur me sourit et me file tous mes roupis que je recompte malgré tout devant lui. Pour l’adresse : Damini – Money Changer – M-E-2, M-Block Market (Huts), Greater Kailash-I, New Delhi-110048.

 

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Je sors en flânant, finis le tour de la place M, sourit devant l’énorme M de Mac Do vestige d’un ancien burger-home, puisque la boutique est fermée, visiblement vide. Retour vers le N-Market.

P1040409 [800x600].JPGMe voilà lâchée dans ce Fabindia nettement plus grand que celui de Khan Market pendant une bonne heure et demi. Je prends plus de temps pour tout regarder. Et après avoir bien exploré la boutique de fond en comble, je finis par craquer pour une sorte de kurta-robe blanche brodée en coton (860 roupis), avec la magnifique dupata blanche (grand voile) assortie (835 roupis), mais plus de salwar à ma taille (blanc) j’en trouverai un autre plus tard. Concernant le saree, je suis restée dix bonnes minutes devant pour choisir le tissu que je désirai, et 10 autres minutes à attendre qu’une vendeuse puisse venir m’expliquer le principe, même si Anouck m’avait déjà pré-brieffée. En gros, vous achetez un unique grand morceau de tissu rectangulaire. Et dans ce tissu, ils prévoient toujours un peu plus pour pouvoir confectionner votre top. A cela il faut rajouter une dupata assortie, que je n’ai pas encore prise, nous verrons dans le Sud. Une p’tite vendeuse toute frêle me conduit à une vieille dame toute ronde, qui me regarde un peu suspicieusement. J’ai l’impression d’être face à une mama italienne, version indienne. Elle ne dit mot, et me conduit aux cabines d’essayages où je rentre avec elle. Me fait enlever mon t-shirt – toujours sans rien dire – et commence à rouler le saree autour de moi et sur mon salwar. Elle me met aussi un top qu’elle a pris déjà pré-fabriqué, assez mal ajusté, mais ça donne une idée. Me voilà Indienne en saree rouge/orange en tissu de soie. J’adore.

Sorties de la cabine, tout est ok, elle me fait re-rentrer, me déroule, je me rhabille, elle embarque la marchandise aux caisses. Elle pense que je veux prendre le haut non ajusté. Non non. Faites-vous, les hauts si on vous laisse le tissu ? No no. Pas de problème, je verrais avec le tailleur d’Anouck sur le Campus. Saree en soie Tajal : coût : 3890 roupis. C’est cher (pour ici surtout et même pour nous) mais me voilà comblée et j’ai achevé (de mon point de vue) les achats Indiens que je désirais faire. Fin du shopping. Direction Lodi Garden à présent, suis assez fatiguée. La chaleur et le bruit de Delhi, associés à la circulation crèvent assez vite.

Lodi Garden, conseillé par Anouck, est immédiatement un havre de paix au milieu de l’agitation de Delhi. Ca début avec un jardin de bonzaï, P1040438 [800x600].JPGoù les bonzaï ont mauvaise mine je trouve quand même. Le « jardinier » sieste derrière une balustrade. Puis, la balade se poursuit à l’ombre de grands arbres pour déboucher sur un énorme jardin, pelouse impeccablement tondu. Bara Gumbad Mosquee, Shish-Gumbad et Bara Gumbad (des tombes).

Ici le temps suspend son vol, des Indiens sont allongés dans l’herbe ou sur les bancs. Des jeunes couples batifolent à l’abri des arbres. Un vieillard marche à la vitesse d’un escargot, il prend son temps. Un groupe de routard sieste là-bas, ils doivent apprécier le havre de paix qu’ils ont trouvé après les vadrouilles. Un couple de touriste asiatico-indien. Le chant des oiseaux, les écureuils qui sautillent, et les fleurs qui s’épanouissent. Un p'tit coup de fil d'Alain  P. ça me met de trop bonne humeur... mais les tartes de l'Arpège me manquent effectivement Mister ;)).

Je poursuis ma route et décide de me poser dans l’herbe face au dernier tombeau, qui est à l’abri dans un square isolé, où seuls le couple asiatiques/indiens est à ma gauche assis aussi dans l’herbe, une fois le tour du tombeau accompli. Nous sommes seuls. Au calme, Sérénité. Ils partent, et je suis totalement seule avec les écureuils et un couple de perroquet qui rasent l’herbe par moment pas très loin de moi, avant de repartir dans les airs, ils se cherchent. Au-dessus de ma tête des vautours lointains déploient leurs grandes ailes en tournoyant au-dessus du sol. D’autres p’tits oiseaux noirs non identifiées piaillent. Je reste dans cet endroit loin de la ville plus d’une heure, appréciant de ne rien faire, si c’est n’est… ne rien faire. Bonheur.

 

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Je me relève péniblement pensant à Anoup à qui j’avais dit que je reviendrai dans une heure environ. Marche-arrrière. A peine sortie du jardin, les voitures, le brouhaha, les rickshaws, le bruit.. Trop de bruits. Extenuée (c’est la fin d’après-midi), j’appelle Ludo pour récupérer ses clés car nous dinons tous les deux ce soir et aller me reposer dans sa chambre en l’attendant. La fraîcheur de l’hôtel et une bonne douche me remettent sur pied, et je me love sur le lit pour bouquiner (enfin) et attaquer le Petit Traité sur l’immensité du Monde, cadeau de départ de Microrette, de Sylvain Tesson. Son p’tit mot est très bien vu, car effectivement ce livre me « parle » indéniablement. D’autant plus que je suis en vagabondage moi-même. Je conseille ce livre court à tous les amoureux des voyages… Seul le « room service for the evening » perturbe ma tranquilité. Ludo arrive vers 19h30 je crois. Le temps qu’il se relaxe un peu, me débrieffe de sa journée, nous descendons au restaurant Bukhara, l’un des meilleurs restaurant indiens d’Inde paraît-il. (Vincent j’ai oublié mon appareil photo dans la chambre ce soir-là tu n’auras donc pas le plaisir de voir ces plats ;)).

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Je laisse Ludal commander, en avalant les p’tites galettes fort épicées déjà qui sont déjà posées sur la table. Ici nous mangeons avec les mains, aucun couvert, à l’indienne. Le jus d’ananas pressé délicieux englouti, arrivent les plats. Je ne me souviens plus des noms et je n’ai pas pris la carte ;). Mais il y a un plat à base de fromage (des p’tits carrés), très bon, avec une espèce de soupe de lentille, et un agneau cuit/grillé de manière absolument fantastique. Ca fond dans la bouche. Le tout accompagné de garlic nan et d’un p’tit verre de vin. Un vrai régal. Discuter avec Ludo, ça fait du bien, la ludal’s touch never change, et ça c’est bon ! Ceux qui le connaissent savent de quoi je parle, pour les autres ça restera un mystère à la hauteur des présages de Delphes. Ludal will always be Ludal. ;).

Vers 23h, Anoup est pile poil à l’heure pour me ramener chez Anouck & Karan. End of the day !

Commentaires

J'ai tout lu( la preuve, il y a une allusion à mon amour des bons restos!).

C'est très chouette, je voyage avec toi!

Je t'embrasse et bravo pour tes écrits, pour ton initiative et pour ton regard sur le monde.

Philippe.

Écrit par : philippe dana | 23/03/2009

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@ Philippe : ouaaa effectivement tu es un très bon élève !!!! et oui il a la référence à toi et les bons restaus ! j'ai (relativement) hate de rentrer pour qu'on puisse continuer nos investigations culinaires :))) Gros bisous Philippe :)

Écrit par : Lau | 24/03/2009

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